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Temps de lecture : 1 min 47 s

Plusieurs bêtes aperçues à Vauvert 

Le coyote plus présent chez nous ? 

Serge Tremblay
Le 30 mars 2024 — Modifié à 13 h 56 min le 27 mars 2024
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Phénomène sinon inédit, à tout le moins plutôt rare : des coyotes ont été observés à plusieurs reprises ces dernières semaines dans le secteur Vauvert. Un rappel que les changements climatiques créent des conditions propices pour la migration de certaines espèces vers le nord. 

Si d’apercevoir un coyote n’est pas monnaie courante au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce n’est pas nouveau non plus. L’espèce a fait son chemin jusque chez nous il y a quelques décennies. 

« Le coyote prend de l’expansion depuis longtemps. Il est arrivé au Québec autour des années 40. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il est en croissance depuis les années 70 à 80. Les températures plus clémentes favorisent sa présence », explique Jérôme Plourde, biologiste au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). 

En fait, si le coyote a autant augmenté son aire de répartition, c’est qu’une niche écologique était disponible pour lui. Dans les conditions actuelles, toutefois, l’espèce pourra difficilement migrer davantage vers le nord, précise Jérôme Plourde. 

« Il ne pourra pas aller tellement plus au nord, parce qu’il peut difficilement vivre avec le loup, car le loup est un prédateur pour le coyote. On retrouvera davantage le coyote dans des milieux urbains plus agricoles. » 

Si le coyote peut certainement causer des soucis aux citoyens qui possèdent des poules et de petits animaux, Jérôme Plourde souligne néanmoins que l’animal ne met pas une pression énorme sur une espèce en particulier puisqu’il peut s’alimenter d’un peu n’importe quoi. Sa présence plus au nord n’est donc pas dommageable. 

« Il y a aussi du piégeage qui est effectué pour contrôler sa présence, alors ce n’est quand même pas problématique. » 

Le biologiste avance que l’hiver très doux que l’on connaît cette année, avec un couvert de neige restreint, ont probablement favorisé l’observation de coyotes cette saison. 

Cerf 

Autre espèce que l’on voit de plus en plus chez nous et à des latitudes plus élevées qu’autrefois : le cerf. Sa présence accrue se reflète dans les succès de récolte de chasse à ce type de gibier. Quelque 270 bêtes ont été récoltées en 2023 dans la région via la chasse sportive. 

« Avec le cerf, c’est un peu comme avec le coyote. Il ne pourra pas aller tellement plus au nord, car la quantité de neige en forêt ne lui est pas favorable. Le cerf est très vulnérable à la neige. » 

De façon générale, explique Jérôme Plourde, les espèces terrestres qui ont migré vers le nord ne posent pas vraiment de problème. Là où il y a une véritable raison de s’inquiéter, dit-il, c’est plutôt du côté de l’introduction d’espèces envahissantes dans les plans d’eaux.  

 

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