Inotech Canada a accueilli la population avec fierté en ouvrant ses portes pour une visite industrielle. Depuis près de 45 ans, cette entreprise de Normandin se distingue par son savoir-faire et son expertise reconnue dans la conception d’équipements sur mesure destinés à la transformation du bois.
Plus de 80 personnes étaient présentes le 14 mai dernier pour découvrir les coulisses de cette entreprise, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du secteur Normandin et GÉANT.
En ce moment, Inotech Canada planche sur des équipements pour des clients provenant de Dolbeau-Mistassini, de la Beauce et de la Louisiane. Au grand bonheur de l’équipe, un contrat a récemment été décroché en Arizona : une ligne de sciage complète, primaire et secondaire, livrable dans un an.
Malgré la crise qui touche le milieu forestier, Inotech Canada réussit à tirer son épingle du jeu, comme l’indique Michel Marceau, actionnaire de l’entreprise avec trois autres personnes.
« Depuis 2021, on met beaucoup d’efforts. On participe aux congrès, notre visibilité a augmenté et on est présents sur les réseaux sociaux. Le bouche‑à‑oreille joue aussi un grand rôle. Tout ça porte fruit aujourd’hui. Avant, on travaillait surtout avec les mêmes clients. Maintenant, de nouveaux clients arrivent constamment », se réjouit-il.
À la rencontre des départements
La visite industrielle a permis au public de mieux comprendre le fonctionnement des différents départements de l’entreprise, dont chacun joue un rôle essentiel dans la réalisation de projets.
Du côté de l’ingénierie, les concepteurs et les dessinateurs étaient à l’œuvre pour élaborer les concepts, réaliser les modèles 3D et préparer les dessins nécessaires à la fabrication.
Au département de l’automatisation, un panneau de puissance en cours d’assemblage attirait particulièrement l’attention : il devait être expédié aux États-Unis une fois complété. Un employé procédait minutieusement au montage selon les plans. La fabrication d’un tel équipement représente environ 120 heures de travail, incluant la conception, l’assemblage, le câblage, les tests et les certifications.
La collaboration entre les équipes est au cœur du processus, comme l’explique Kevin Jalbert, directeur de l’ingénierie et actionnaire de l’entreprise : « Il y a d’autres manufacturiers qui ne font pas eux‑mêmes l’automatisation : ils confient cette partie à un tiers. De notre côté, ça nous permet d’assurer une meilleure coordination. On essaie d’intégrer un maximum de capteurs, de boîtes électriques et de passe‑fils directement dans nos dessins 3D pour faciliter le travail des départements d’automatisation et d’électricité. »
À l’usinage, les visiteurs ont fait la connaissance de Christopher Marcil, machiniste depuis un an chez Inotech. Le jour de la visite, il s’affairait à retravailler trois roues dentées, des pièces reçues du fabricant et modifiées pour répondre aux exigences du projet.
Avec ses 55 employés, Inotech Canada continue de miser sur son expertise locale pour rayonner au‑delà des frontières. L’entreprise maintient le cap, déterminée à préserver sa main‑d’œuvre et son expertise, comme le mentionne Michel Marceau.