Économie

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Revenu viable en 2026

Saguenay est l’une des villes où le coût de la vie est le moins élevé

Émile Boudreau
Le 30 avril 2026 — Modifié à 11 h 51 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Même avec l’augmentation du salaire minimum à 16,60 $ l’heure prévue dès le 1er mai 2026, une personne travaillant à temps plein ne pourra toujours pas couvrir ses besoins de base dans plusieurs villes du Québec.

C’est ce que démontre la plus récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), qui a dévoilé aujourd’hui le revenu viable pour l’année 2026 dans sept villes québécoises, soit Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Saguenay, Trois-Rivières et Sept-Îles.

Le revenu viable correspond au revenu annuel après impôt nécessaire pour vivre à l’abri de la pauvreté. Il varie grandement selon la ville et le type de ménage. Pour une personne seule, celui-ci se situe entre 33 249 $ et 44 780 $. Une famille monoparentale doit quant à elle disposer d’un revenu annuel allant de 46 458 $ à 58 385 $, tandis qu’un couple avec deux enfants doit gagner entre 75 117 $ et 88 812 $ pour couvrir adéquatement ses dépenses.

Le calcul du revenu viable inclut les dépenses essentielles liées à l’alimentation, au logement, au transport, aux soins de santé non remboursés, aux frais de garde ainsi qu’aux autres nécessités.

Après TroisRivières, Saguenay est la deuxième ville où le coût de la vie est le moins élevé parmi celles analysées. Toutefois, les écarts entre les différents types de ménages y sont marqués.

Le revenu viable pour une famille de quatre personnes s’y établit à 77 774 $, alors qu’il atteint 33 721 $ pour une personne seule et 58 078 $ pour une famille monoparentale. Ce dernier chiffre fait de Saguenay la deuxième ville la plus chère pour ce type de familles, malgré son classement favorable en termes de coût de la vie général.

L’IRIS observe par ailleurs une hausse du revenu viable à Saguenay depuis 2025. En l’espace d’un an, celui requis pour une famille de quatre personnes et pour une famille monoparentale a augmenté d’environ 5 %, tandis que celui d’une personne seule a progressé de 3 %.

La pression exercée par les coûts de logement explique en grande partie ces augmentations. En moyenne, les loyers ont grimpé de 10,9 % dans les sept villes à l’étude, soit presque le double de la hausse de 5,9 % recommandée par le Tribunal administratif du logement. À Saguenay, les coûts liés au logement ont connu une augmentation d’environ 15 % par rapport à l’an dernier, la plus marquée parmi les villes analysées.

Pour se loger adéquatement, une personne seule vivant à Saguenay doit prévoir un budget annuel de 11 274 $. Ce montant s’élève à 14 553 $ pour une famille monoparentale et à 15 778 $ pour une famille de quatre personnes. Bien que ces sommes demeurent inférieures à celles observées dans d’autres centres urbains, la rapidité de leur croissance suscite des inquiétudes quant à l’accessibilité future du logement.

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