Le 23 avril dernier, s’est déroulée une demi-journée de formation intersectorielle réunissant plus de 60 intervenants de six secteurs d’activités. L’objectif : apprendre à mieux se connaître, mieux se parler et mieux accompagner les personnes qui vivent des situations complexes.
Face aux impacts humains de la crise dans le secteur forestier, la Table en développement des communautés Maria-Chapdelaine a mis sur pied un comité de vigie intersectoriel pour suivre l'évolution de la situation et identifier les enjeux émergents sur le territoire. Un constat s'est imposé rapidement : des enjeux de communication et de référencement entre les organisations et les ministères complexifient la coordination lorsqu’une personne vit une situation qui touche plusieurs secteurs à la fois.
Pour mieux comprendre cette réalité, un sous-comité de référencement a mené à l'automne 2025 un groupe de discussion auprès de 16 intervenants des milieux scolaire, communautaire, de la santé et de la sécurité publique. Deux besoins sont ressortis clairement : un besoin de réseautage entre professionnels de différents milieux ainsi qu’un besoin de mieux comprendre et de connaître les mécanismes de concertation dans un contexte d’accompagnement.
C'est ce portrait, tracé par les gens du terrain, qui a mené à l'organisation de cette journée.
Miser sur la collaboration pour mieux accompagner
Au-delà des contenus présentés durant la formation, l’effet réseau demeure l’un des principaux bénéfices de la journée. Il s’agit de savoir vers qui se tourner lorsque la situation dépasse son propre champ d’action, de reconnaître les forces et les limites de chacun et de partager un langage commun.
Dans la MRC de Maria‑Chapdelaine, cette réalité est bien connue : lorsqu’une personne requiert de l’aide et que ses besoins touchent simultanément plusieurs domaines (santé, emploi, famille, entre autres) la qualité des relations entre les professionnels joue un rôle déterminant dans la réponse apportée.
« Cette demi-journée a surtout servi d'introduction aux pratiques intersectorielles. Pour certains, ces pratiques font déjà partie du quotidien. Pour d'autres, c'était peut-être quelque chose de nouveau. L'intention était vraiment de partir ensemble sur une base commune », souligne Christian Laprise, directeur adjoint du RLS Maria-Chapdelaine.
« Face à des situations complexes, aucun milieu ne peut agir seul. La force de notre territoire réside dans la capacité de ses acteurs à se parler, à se comprendre et à travailler ensemble, dans une vision partagée au bénéfice des personnes que nous accompagnons », ajoute Mélanie Girard, intervenante collective à la CDC Maria-Chapdelaine.