La Commissaire à l’éthique a ouvert une enquête à la suite d’un signalement déposé par Québec solidaire concernant la transmission de données en immigration par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration aux candidats engagés dans la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec (CAQ).
Le parti accuse le ministre Jean-François Roberge d’avoir utilisé les institutions publiques à des fins partisanes et de refuser de dévoiler les chiffres qu'il aurait transmis aux deux candidats, Bernard Drainville et Christine Fréchette.
« Je suis soulagé que la Commissaire se saisisse de cette affaire. Se servir des institutions publiques pour jouer à The price is right version immigration pour se gagner des votes dans la course à la chefferie, c'est inadmissible. », a déclaré le responsable du parti de gauche en matière d'Éthique, Etienne Grandmont.
Selon lui, la CAQ devrait d'abord regarder dans sa cour avant de porter des accusations, rappelant que le parti gouvernemental s'en était « donné à cœur joie » lorsque les manquements éthiques du Parti libéral du Québec avaient été révélés dans les derniers mois.
« Après le scandale des cocktails à 100 $, la CAQ est très loin d'être irréprochable ! », a-t-il ajouté.
Cette enquête de la Commissaire à l’éthique survient alors que la période de vote pour désigner le prochain chef de la CAQ a débuté hier, le 7 avril, et se poursuivra jusqu’au 12 avril prochain. Les quelque 20 000 membres de la CAQ devront voter pour celui ou celle qui succédera à François Legault à la tête de leur parti, mais également du gouvernement.