Économie

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Fardeau administratif

La paperasse étouffe l’agriculture canadienne, prévient la FCEI

Émile Boudreau
Le 02 février 2026 — Modifié à 12 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Selon une nouvelle note de recherche publiée par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), près de sept agriculteurs sur dix ne recommanderaient pas à la prochaine génération de se lancer en affaires dans le secteur agricole.

Pour la FCEI, la surabondance de règlements décourage l’entrepreneuriat, freine l’innovation et nuit à la compétitivité d’un secteur déjà sous pression. Si les gouvernements n'agissent pas, les conséquences pourraient se répercuter sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, prévient-elle.

Un fardeau réglementaire devenu insoutenable

D’après le rapport, presque neuf agriculteurs sur dix s’inquiètent de leur avenir à cause de la lourdeur administrative, et 90 % d’entre eux affirment que cette paperasse nuit à leur productivité et limite leur capacité de croissance.

« La paperasse excessive met en péril l'avenir de l'agriculture canadienne et de notre approvisionnement alimentaire. Si les agriculteurs cessent leurs activités en raison du fardeau réglementaire, qui prendra la relève pour assurer la production agroalimentaire ? », avertit Laure-Anna Bomal, économiste à la FCEI.

Parmi les irritants identifiés, elle cite notamment l’obtention de permis municipaux de construction, les règlements environnementaux provinciaux et les enquêtes répétitives de Statistique Canada. Autant de processus qui accaparent temps et ressources des agriculteurs selon elle.

À l’échelle nationale, les entreprises canadiennes consacrent 51,5 milliards de dollars par année à la conformité réglementaire, dont près de 18 milliards liés exclusivement à la paperasserie. Le secteur agricole figure parmi les plus touchés. Pour la FCEI, ce poids administratif ne pourrait tomber à un pire moment alors que le secteur doit déjà composer avec l’inflation et les tensions commerciales internationales.

Des solutions pour alléger la charge

Afin d’assurer la pérennité du secteur agricole, la FCEI presse les gouvernements municipaux, provinciaux et fédéral de mesurer annuellement l’ampleur du fardeau réglementaire, de réduire et simplifier le nombre de règlements et de directives, de mettre en place des mécanismes pour proposer des mesures de réduction de la paperasserie, et de fournir des exemples et des lignes directrices claires sur la conformité et la non-conformité.

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