Depuis maintenant trois décennies, Vélo Québec dresse, tous les cinq ans, un portrait de la pratique de la bicyclette à travers l’étude L’état du vélo au Québec. Dévoilée le 30 avril dernier, l’édition 2025 de cette étude confirme que le vélo occupe une place de plus en plus importante dans les déplacements des Québécois.
Celle-ci révèle que les politiques publiques, les aménagements adaptés et les initiatives facilitant son usage au quotidien ont permis à la bicyclette de s’intégrer davantage aux habitudes de transport de la population.
En 2025, 2,7 millions de personnes — adultes et enfants confondus — ont utilisé le vélo comme moyen de déplacement, un chiffre qui a plus que triplé depuis 1995. La croissance est particulièrement marquée dans les grands centres urbains, où la part modale du vélo a bondi de plus de 50 % au cours des cinq dernières années.
« Les données de L'état du vélo au Québec 2025 montrent clairement que le vélo est un outil crédible et efficace dans la trousse de mobilité des Québécois. En plus de permettre aux gens de se déplacer ou de se divertir, le vélo contribue à améliorer la qualité de vie, la santé, la vitalité de nos milieux de vie. Ses retombées dans l'économie locale et les territoires sont majeurs. », a affirmé Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec.
L’étude révèle par ailleurs que le vélo s’inscrit le plus souvent en complément de l’automobile. Ce faisant, 93 % des cyclistes détiennent un permis de conduire et 87 % possèdent une voiture. Cela s’expliquerait notamment par l’essor des infrastructures cyclables. Le Québec compte aujourd’hui 11 550 km de voies cyclables, soit cinq fois plus qu’en 1995, dont 4 900 km sont séparés de la circulation motorisée.
L’étude explique que ces aménagements jouent un rôle clé pour des clientèles plus sensibles au risque, notamment les femmes et les enfants. Malgré tout, la pratique demeure non paritaire à l’échelle provinciale alors que 59 % des cyclistes sont des hommes, contre 41 % de femmes.
Chez les jeunes, si le vélo reste très répandu — 82 % y ont recours — sa fréquence d’utilisation recule, s’inscrivant dans une tendance internationale de diminution de l’activité physique. À l’inverse, le vélo à assistance électrique connaît un essor rapide. En 2025, près d’un vélo vendu sur trois était électrique.
Enfin, le rapport met en lumière le poids économique du cyclisme, particulièrement en région. Le tourisme à vélo génère à lui seul 803 millions de dollars en retombées économiques, soutient près de 6 500 emplois et attire chaque année environ 320 000 touristes provenant de l’extérieur du Québec.