Chroniques

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David et Goliath - Le combat de la presse

Le 19 septembre 2024 — Modifié à 09 h 58 min le 20 septembre 2024
Par Stéphanie Gagnon

Y’a deux été de ça, nous avons dû affronter Mark Zuckerberg et Facebook, cette créature maladroite brillamment construite à partir de vos données personnelles. Celle-ci a écrasé de son poing capitaliste l’accès à de l’information de qualité partout au Canada. 

(Petite précision ici, nous n’avons pas assisté à un affrontement à proprement parler, puisque Mark a choisi de mener sa croisade l’été, dans l’indifférence générale de gens en vacances qui brossent leur BBQ en écoutant Sucré Salé au travers du scring du patio. )

Vous les entendez comme moi, les bruits de criquets ?

Depuis lors, nous assistons à une propagation écœurante de désinformation et de contenus polarisants sur la plateforme. 

Pour faire face à cette nouvelle réalité, nous ne sommes pas restés les bras ballants, et avons développé d’autres moyens de vous rejoindre. Avec le développement d’infolettres hebdomadaires dans un premier temps, et avec le lancement d’une application de nouvelles gratuite qui est prête MAINTENANT. Aujourd’hui. En cette seconde. Prenez une pause de 2 minutes (prends-la), je vous attends pendant que vous téléchargez Trium Médias sur le App Store ou Google Play.

C’est fait ? Bravo. Merci ! 

Au printemps dernier, c’est le combat initié par la mairesse Plante qui aura entraîné des répercussions partout au Québec. La guerre anti-papier de mam’ Plante ayant mené à la fin du Publisac, le mode de distribution économique que nous utilisions pour nous rendre jusqu’à vous. Nous avons été contraints de revoir notre modèle d’affaires au grand complet pour rendre vos publications accessibles partout sur le territoire. 

C’est grand, le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ça coûte cher, des boîtes, des p’tits racks, de la main-d’œuvre. Mais, nous l’avons fait. Notre rôle est important, et nous constatons ne pas être les seuls à y croire parce que les éditions papier de nos journaux partent, les visites sur nos sites web de nouvelles croissent. 

Malgré que nous nous soyons revirés de bord avec succès pour les deux enjeux cités plus haut, je vous avoue être parfois tannée d’avoir le vent dans’ face, comme on dit. Mais, nous continuons de se placer en mode solution et de se cracher dans les mains pour continuer. 

« Essaie pas de contrôler le vent, ajuste tes voiles », qui disent. 

On pourrait croire nous pourrions profiter d’un petit répit avant la prochaine tempête ? Il semblerait que non. 

Pour vous mettre en contexte, chaque année nous devons soumettre une déclaration de tonnage du papier utilisé pour l’impression des journaux, de laquelle découle une taxe recyclage. 

Cette taxe augmentera, en janvier 2025, de 650%. Six cent cinquante pourcent. SIX CENT CINQUANTE POURCENT.

J’ai beau me le répéter sans fin, ce chiffre ne fait aucun sens dans ma tête.

Le problème, c’est qu’aux yeux de ÉEQ (Éco Entreprises Québec) ben les journaux là, c’est l’équivalent d’une boîte de Corn Flakes. Ça n’a pas de statut différent, pas de valeur ajoutée parce qu’on y diffuse du contenu. Et, on va nous taxer 650% plus sur chaque tonne de papier produite, dont une grande partie ne se retrouvera même jamais au recyclage!
Ça vous fait tellement rire de me dire que vous brûlez mes gazettes. En autant que vous les lisez avant, vous pouvez les utiliser dans le compost ou la litière de votre chat, à votre guise! 

Ce qu’on voudrait, ce qu’on revendique, c’est d’avoir un statut à part. Une différenciation par rapport à des produits de consommation, comme c’est le cas pour les livres. La notion de pollueur-payeur ne devrait pas s’appliquer à l’industrie de la presse écrite. On n’est pas des pollueurs. On est des contributeurs. 

Je vous avoue, quand nous devons nous battre contre des Zuckerberg, des multinationales, la Ville de Montréal, des OBNL qui comptent 5 vice-présidents, 9 directeurs en plus d’une DG, je me sens ben petite. 

Mais si on est petits, on est aussi tenaces. Avec votre soutien, on continuera à naviguer à travers ces tempêtes, parce que l’information de qualité mérite qu’on se batte pour elle.
 

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