Un sondage Léger mené auprès de 1 063 Québécois, à la demande de l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ), révèle un changement marqué dans les habitudes des propriétaires de chats au cours de la dernière décennie : les félins sont de plus en plus gardés à l’intérieur.
Ainsi, près de sept répondants sur dix (69 %) affirment que leurs chats ne vont jamais à l’extérieur. À l’inverse, 17 % indiquent que leur animal se limite aux abords immédiats de leur domicile, tandis que 13 % disent qu’il se promène dans le voisinage.
Ces chiffres témoignent d’une nette évolution comparativement à 2015, alors que 60 % des chats restaient à l’intérieur, 15 % circulaient autour de la propriété et 24 % pouvaient explorer le quartier.
Par ailleurs, chez les chats ayant uniquement accès aux alentours directs de la propriété, 6 % sont attachés, ce qui est similaire aux résultats de 2015, qui étaient de 7 %.
Identification en hausse
Parallèlement, le sondage met en lumière une augmentation importante des méthodes d’identification chez les chats qui vont à l’extérieur. En 2025, 57 % d’entre eux portaient un élément permettant de les identifier, contre 47 % dix ans plus tôt.
La micropuce s’impose désormais comme la solution dominante : elle équipe 35 % des chats ayant accès à l’extérieur, comparativement à seulement 5 % en 2015.
Le collier avec inscription demeure la deuxième méthode la plus populaire, utilisée par 20 % des propriétaires, un chiffre stable depuis une décennie. La médaille avec licence municipale est quant à elle portée par 13 % des chats, en légère baisse par rapport aux 15 % observés en 2015. De plus, environ 5 % des félins sont munis d’un collier doté d’un dispositif de géolocalisation.
Des centaines de milliers de chats encore en liberté
Malgré une tendance à la baisse, des milliers de chats circulent toujours librement au Québec. Avec une population estimée à 2,18 millions de chats domestiques, et 13 % d’entre eux quittant la propriété de leur propriétaire, l’AMVQ évalue entre 251 000 et 315 000 le nombre de chats ayant accès au voisinage. De ce nombre, environ 40 % ne porteraient aucune identification.
L’AMVQ rappelle aux propriétaires de chats autorisés à errer librement que ceux-ci s’exposent à un risque accru d’accidents, de maladies et de disparition, ce qui réduit leur espérance de vie.
L’Association souligne également que les chats en liberté non stérilisés contribuent à la surpopulation féline, un problème persistant dans plusieurs régions pouvant entraîner des conséquences importantes sur la faune locale, notamment les oiseaux, les amphibiens et les petits mammifères.