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Hydro-Québec

Un rapport soulève une potentielle hausse tarifaire de 29 % d'ici 2030

Émile Boudreau
Le 19 février 2026 — Modifié à 18 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Un rapport de l’analyste Jean-François Blain, publié hier pour le compte de l’Union des consommateurs, conclut que le Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec pourrait entraîner des hausses tarifaires majeures pour l’ensemble des clientèles de la société d’État. Selon l’étude, les tarifs d’électricité pourraient croître de 29 % d’ici 2030 et de 63 % d’ici 2035, ce qui équivaut à une augmentation annuelle de 7 %.

Le rapport conclut que les kWh d’électricité offerts « à rabais » par le gouvernement du Québec aux nouveaux investisseurs industriels devraient entraîner un manque à gagner « colossal » qui devra être épongé par l’ensemble des clients d’Hydro-Québec.

Rappelons que le premier ministre démissionnaire, François Legault, ainsi que l’ex-ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, avaient notamment réservé plusieurs blocs énergétiques pour l’essor de la filière batterie et l’accélération de l’électrification de l’économie. Deux ambitions qui tardent à être mises en place selon Syndicat canadien de la fonction publique pour le Québec (SCFP-Québec).

« Où est Jean Boulet, maintenant ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie? Qu'il vienne donc expliquer à la population le fiasco annoncé! Pendant que la prétendante au poste de premier ministre par intérim se balade au Québec en racontant des sornettes sur le troisième lien, Pierre Fitzgibbon vend des barrages hydroélectriques à des intérêts étrangers. Quelle honte! », a tempêté Pierre-Guy Sylvestre, économiste du SCFP-Québec.

Transition énergétique

Le rapport de l’Union des consommateurs conclut également que les kWh disponibles ne seront pas suffisants pour soutenir la décarbonation de la consommation énergétique des entreprises, institutions et résidences québécoises.

Selon le SCFP-Québec, ni le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) ni le Plan pour une économie verte 2030 (PEV 2030) ne constituent des outils adéquats pour mener une transition énergétique juste et durable.  

L’organisation accuse le gouvernement d’avoir mis en péril le « joyau » qu’est Hydro-Québec, tout en présentant au public un récit de transition économique qu’elle considère comme trompeur.

« Avec l'absence d'un véritable plan pour diminuer de façon draconienne la consommation de produits pétroliers et gaziers, comment le gouvernement a-t-il pu pousser notre société d'État à prendre un tel risque? », demande le syndicat.

Croissance du privé

Finalement, le SCFP-Québec s’inquiète du rôle croissant du secteur privé dans la production énergétique québécoise en raison des 6000 MW d’énergie éolienne prévus en partenariats public-privé, s’ajoutant aux 4000 MW déjà en service. Avec ces projets combinés, le syndicat affirme que le quart de l’électricité produite au Québec pourrait bientôt venir de fournisseurs privés.

Cette stratégie ferait d’Hydro-Québec un « donneur d’ouvrage au privé » au détriment des consommateurs, affirme le SCFP-Québec qui juge que le gouvernement n’a plus aucune légitimité dans ce dossier.

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