Économie

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La Ferme Laroche et Frères a investi plus de 2 M$

« On voulait se diversifier. Le poulet s’est présenté comme une belle opportunité », dit Christopher Laroche

Jean-François Desbiens
Le 16 mai 2026 — Modifié à 10 h 00 min
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

La Ferme Laroche et Frères du 3e rang à Saint-Prime est devenue la première de la région à se lancer dans l’élevage de poulets à la suite de l’attribution de nouveaux quotas. Pour y arriver, l’entreprise a dû investir plus de 2 M$ afin de construire un poulailler entièrement automatisé et mise sur un secteur en pleine croissance pour compléter ses activités.

La production a officiellement débuté le 27 janvier dernier avec l’arrivée des premiers poussins précise Christopher Laroche.

« On voulait se diversifier. On est déjà en production laitière, en culture, et on vend aussi des semences et de l’équipement. Le poulet s’est présenté comme une belle opportunité », explique-t-il.

Au départ, l’entreprise hésitait entre la production d’œufs et celle de poulets à griller. Le contexte du marché a toutefois fait pencher la balance.

« Il y avait une bonne disponibilité de quotas, notamment avec ceux mis en vente par Exceldor. C’était une fenêtre à saisir. »

Contrairement au secteur laitier, où la croissance est plus stable, l’industrie du poulet affiche un dynamisme marqué, observe Christopher Laroche.

« Dans le poulet, on parle d’environ 15 % de croissance annuelle, contre 3 à 4 % dans le lait. Ça évolue beaucoup plus vite. »

L’entreprise a acquis ses premiers quotas lors de l’encan de juillet 2025 et le chantier a débuté dès septembre, avec le déboisement d’un terrain situé à l’écart de la ferme principale.

« On voulait optimiser la gestion du fumier et réduire les coûts de transport. C’était stratégique de construire là », précise-t-il.

Un poulailler à la fine pointe de la technologie

En moins de trois mois, le bâtiment était érigé et les équipements installés. Le poulailler, conçu pour être à la fine pointe de la technologie, intègre des systèmes automatisés pour l’alimentation, la ventilation, ainsi que le contrôle de la température et de l’humidité.

« On a choisi des équipements haut de gamme pour avoir la paix d’esprit. Ça demande de la surveillance, mais pas une présence constante », explique le producteur.

Le fonctionnement repose sur des cycles courts. Les poussins arrivent à environ 40 grammes et atteignent près de 2,3 kilos avant d’être envoyés à l’abattoir. Chaque lot est suivi d’une période de nettoyage et de préparation avant l’arrivée du suivant.

Jusqu’à présent, la ferme a élevé deux lots d’environ 14 000 oiseaux, mais la cadence devrait augmenter rapidement puisqu’un nouveau lot de 22 500 poulets est arrivé le 4 mai.

À terme, la production pourrait atteindre entre 22 000 et 23 000 oiseaux par cycle, pour environ 6,5 cycles par année.

Acheter d’autres quotas

Dans ce modèle, les revenus sont déterminés en fonction de la superficie de production.

« On est encore sous notre capacité maximale. On a construit un peu plus grand pour pouvoir acheter d’autres quotas dans le futur. »

La densité actuelle est d’environ 20 kilos par mètre carré, alors que le maximum autorisé se situe autour de 36 à 38 kilos. À plus long terme, la ferme vise une production annuelle pouvant atteindre 100 000 poulets.

« Le poulet est un marché en croissance constante. Il y a de la place pour se développer », conclut Christopher Laroche.

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