Cinq acteurs majeurs de la filière forestière exhortent le prochain gouvernement du Québec à faire de ce secteur une « priorité absolue » et à se doter d’une vision d’avenir claire afin d’assurer sa pérennité.
Selon eux, bien que certaines actions aient récemment été mises en place pour faire face à la crise actuelle, celles-ci demeurent insuffisantes pour répondre à l’ampleur des défis.
L’Alliance des communautés forestières, anciennement connue sous le nom d’Alliance forêt boréale, l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ), l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers (AQEF), le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) ainsi que la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) ont uni leurs voix aujourd’hui, le 30 mars, afin de lancer cet appel aux décideurs politiques.
Ces organisations ont interpellé les candidats à la chefferie de la Coalition Avenir Québec (CAQ), de même que le gouvernement et les ministres actuellement en poste, afin qu’ils s’engagent à déployer rapidement des mesures permettant à l’ensemble de la filière forestière québécoise de se restructurer et de demeurer compétitive.
« Chaque jour, des centaines de familles vivent dans l’incertitude la plus totale. Elles ne savent plus comment subvenir à leurs besoins. Elles n’ont plus personne vers qui se tourner, parce que le système censé les protéger les a abandonnées. », a dénoncé le président de l’Alliance des communautés forestières et préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Yanick Baillargeon.
Il souligne que, malgré les propositions formulées par le milieu forestier, les travailleurs, les élus régionaux et les organisations, ainsi que les mesures et les sommes annoncées au cours des derniers mois pour le gouvernement, cela ne suffit toujours pas pour sortir l’industrie de la crise qu’elle traverse.
Le regroupement indique également que les propriétaires forestiers du Québec partagent ces inquiétudes et que ceux-ci s’alarment notamment du manque de prévisibilité entourant la gestion des forêts publiques.
Une telle incertitude nuirait à la planification des interventions sylvicoles et minerait la confiance envers le régime forestier en place, fragilisant du même coup l’ensemble de la chaîne forestière.