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L’étoile de St-Louis pâlit !

Le 07 novembre 2024 à 11 h 30
Par Mark Dickey

Les insuccès du Canadien de Montréal m’inquiètent beaucoup. Une défaite, c’est une chose, mais se voir infliger des dégelées en est une autre. Ne constatez aucune progression chez plusieurs joueurs, observer les défenseurs régresser dans leur propre territoire, une attaque qui génère peu et des gardiens de but qui n’inspirent pas confiance, c’est le hockey que nous offre le CH présentement. Au début de la saison, les têtes dirigeantes de l’organisation ont parlé d’être « dans le mix ». Petit rappel, être dans le mix, c’est faire partie de la course aux séries, mais sans les faire. Naïvement, j’y ai cru. Je me disais que c’était possible. Malgré la blessure de Patrik Laine, quelques indicateurs au rouge auraient dû freiner mon enthousiasme.

Dernière le banc, le très charismatique Martin St-Louis commence à entendre les critiques et il n’aime pas ça. On commence même à sentir des pointes d’arrogance dans les réponses que celui-ci fait aux journalistes. St-Louis n’avait dirigé que dans les rangs Pee-Wee avant de faire le saut derrière le banc du Centre Bell donc aucune expérience significative de « coaching » pour lui. Dans ce temps-là, il est important d’avoir un entourage d’expérience pour t’encadrer, te challenger. Est-ce le cas? À côté de lui, il y a Trevor Letowski, un joueur marginal qui est devenu entraîneur après sa carrière et qui avait une expérience de 5 ans comme entraîneur-chef dans le junior ontarien avant d’être amené à Montréal par Dominique Ducharme. Le responsable de la défensive, c’est Stéphane Robidas qui a connu une belle carrière de joueur et qui a dirigé en chef les Cantonniers de Magog (Midget AAA) pendant une seule saison avant de faire le saut à Montréal. Quand Alex Burrows a quitté, St-Louis n’a pas voulu d’adjoint derrière le banc. Il est allé chercher son ami Roger Grillo, un Américain de 60 ans qui n’a œuvré que dans le monde universitaire américain pendant toute sa carrière, jamais chez les pros. Est-ce que ces gars-là vont remettre en question les décisions de leur coach? Est-ce que l’ego de St-Louis le tolérerait? Parce qu’il a dû se battre toute sa vie pour atteindre la LNH, St-Louis est quelqu’un de confiant et d’obstiné. Et ça a payé comme joueur. Mais comme entraîneur-chef, est-il tellement confiant en ses moyens qu’il préfère sa bande sans expérience plutôt que d’aller chercher un vieux routier qui pourrait l’aider de façon significative? Récemment, des gars comme Michel Therrien, Claude Julien et Jacques Martin ont agi dans des rôles d’adjoint. Un entraîneur d’expérience et spécialiste de la défensive, vous diriez non à ça? Visiblement, St-Louis l’a fait.

La bonne nouvelle, c’est que nous sommes au début du mois de novembre et il reste encore beaucoup de hockey à jouer. Est-ce que St-Louis et compagnie auront des peut-être réponses aux nombreux problèmes de l’équipe? C’est possible. Une chose est certaine, au printemps, les Canadiens seront dans le mix. Le mix des séries ou dans le mix pour l’obtention du premier choix?

 

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