Le chanteur originaire de Labrecque, Frank Hudon, a récemment fait paraître Phosphorescence, son deuxième album en carrière. C’est sans limite et avec désinvolture que l’artiste y aborde des thèmes tels que la nostalgie, l’amour et tout simplement le fait d’être vivant. Dans cet article, Frank Hudon partage son processus de création ainsi que certains détails sur son passage à l’émission culte Mixmania, il y a de cela 23 ans.
D’où vient le titre de l’album ?
« Phosphorescence, c’est un album qui parle de nostalgie, mais toujours avec une ambiance très festive. J’ai longtemps cherché le titre parce que je voulais qu’il reflète vraiment tout ce dont il est question. Pour moi, ça représente les lumières des expériences passées, retransmises dans le présent, et qui me guident vers le futur. Ça rappelle aussi les néons des boîtes de nuit, donc pour moi ça représentait très bien cet album. »
Quelles ont été tes motivations à travers ce projet ?
« C’est un album que j’ai voulu faire en étant totalement moi-même et en laissant sortir les facettes que je n’ose parfois pas afficher devant tout le monde. Dans la vie de tous les jours, je suis une personne très introvertie et gênée. Ça met donc en lumière mon côté qui ne souhaite que sortir et s’amuser. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de faire des chansons beaucoup plus festives, légères, mais avec des textes qui peuvent aussi être plus profonds. »
Quel a été le processus de création de Phosphorescence ?
« J’ai vraiment tout fait par moi-même, à la maison ! J’y suis allé à l’instinct et j’ai mis tout ce qui me passait par la tête au travers de l’album. C’est moi à 100 %. Parfois je me lançais avec une idée de paroles, avec certains accords ou même une ligne de basse, puis je construisais autour de ça. J’ai plusieurs influences dans la vie et elles sont venues assez naturellement. C’est ce qui est très différent de mon album de 2019 car, à l’époque, j’avais peut-être essayé de faire un style qui voulait trop plaire à la radio. Je m’étais mis des barrières et je ne m’en suis mis aucune pour ce nouvel album. »
Tu débutes ton album avec une reprise de Dis-moi, dis-moi, de Mitsou. Pourquoi avoir décidé d’ouvrir avec celle-ci ?
« Pour moi, cette chanson me rappelle de bons moments de ma jeunesse. Je trouvais qu’elle représentait bien celui que je suis à l’intérieur. C’est une chanson ultra pop et je voulais aller dans ce sens-là. C’est un message fort qui montre la direction dans laquelle je souhaite amener l’auditeur. Au départ, c’était aussi censé être un album de reprises, mais j’ai finalement changé la ligne directrice pour donner ce résultat final. »
De quelle manière es-tu entré dans le monde de la musique ?
« J’ai commencé le piano à l’âge de quatre ans et j’en suis même venu à faire des études universitaires. Le chant est venu plus tard et c’était une surprise pour certains, car les gens ne savaient pas que je chantais lorsque je me suis inscrit à Mixmania. Je pratiquais dans ma chambre et la voix s’est développée peu à peu. »
Mixmania est une téléréalité qui a marqué plusieurs générations. Comment as-tu vécu cette aventure ?
« Surréaliste. C’était la première téléréalité de ce genre. Il n’y avait pas encore La Voix ou Star Académie, donc je me lançais un peu à tête baissée là-dedans sans savoir dans quoi je m’embarquais. Je ne réalisais pas totalement ce qui arrivait. Deux ou trois semaines après nos premiers débuts télévisés, on a fait une séance de signatures, et il y avait des milliers de personnes présentes… et on n’avait pratiquement pas encore chanté !
On a fait un spectacle de retrouvailles le 17 juillet dernier et c’était formidable. »