À la Chocolaterie des Pères, la saison de Pâques prend des allures de véritable marathon chocolaté. Derrière les figurines qui remplissent les tablettes des commerces à travers le Québec se cachent plusieurs mois de travail. Découverte des coulisses de cette production effervescente, ici à Dolbeau‑Mistassini.
C’est le mercredi 18 mars que les dernières petites poules en chocolat ont été coulées. Toute l’équipe de la Chocolaterie des Pères a travaillé fort pour répondre à la demande. La production de figurines tourne à plein régime depuis plusieurs mois déjà, mobilisant pas moins de 16 employés durant cette période importante.
« On commence à la mi-août et on termine à la fin de février, indique Joël Lavoie, copropriétaire et directeur d’usine. On est deux équipes de travail, une de jour et une de soir. C’est la quantité qu’on vend qui fait qu’on a deux équipes de travail pendant environ six mois. On opère presque 24 heures sur 24. »
À la Chocolaterie des Pères, le chocolat de Pâques demeure la grande vedette, comptant pour 60 % des ventes annuelles. L’été, ce sont les bleuets frais enrobés de chocolat qui prennent le relais et assurent 20 % du chiffre d’affaires. Le reste de l’année, l’entreprise de Dolbeau‑Mistassini mise sur une variété de produits chocolatés qui complètent les 20 % restants.
Au fil des ans, les propriétaires Joël Lavoie et Bruno Lefebvre ont modernisé une partie de l’équipement afin d’améliorer l’efficacité de la production, mais une chose n’a jamais changé : la recette du chocolat.
L’envers du décor
Lorsque la production de chocolat de Pâques débute, aucune commande n’est encore entrée. Il faut attendre environ trois mois avant de voir arriver les premières. Sur le plancher, sept employés s’affairent à la fabrication des figurines, que ce soit à la tourneuse ou à l’emballage. Un superviseur veille au bon déroulement de l’ensemble des opérations.
La Chocolaterie des Pères offre une douzaine de figurines différentes, allant du coq au lapin, du chat à l’ourson, du caniche à l’écureuil, toutes de formats différents. Sans oublier le grand classique et meilleur vendeur : la petite poule en chocolat au lait.
Les livraisons commencent à la mi‑décembre. « À la fin janvier, les bannières ont ramassé leur stock. Ce sont les plus gros clients. Ils commandent pour entrepôt et ils distribuent après dans leurs magasins. »
Les expéditions se poursuivent jusqu’en mars, aux quatre coins de la province. « Au Québec, il n’y a plus beaucoup d’endroits pour le chocolat de Pâques où on n’est pas. Il ne doit pas y avoir beaucoup de villes qui n’ont pas au moins un magasin offrant nos produits. »
Nouveautés à venir
Alors que la période de Pâques bat son plein, Joël Lavoie et son équipe planchent déjà sur la production de 2027, où plusieurs nouveautés sont en préparation. Les clients pourront notamment découvrir un emballage plus écologique.
« Présentement, on a des moules en plastique. On va pratiquement tous les éliminer de nos produits de Pâques pour avoir juste une petite fenêtre. Pour nos boîtes, elles seront plus petites, mais avec la même quantité de chocolat dans toutes les figurines », explique Joël Lavoie, en précisant qu’un nouveau design est prévu.
La création de cet emballage représente un long processus. La Chocolaterie des Pères y travaille depuis déjà huit mois. Et ce n’est pas tout. Trois nouvelles figurines verront aussi le jour au cours des prochaines années.
Pour le moment, il est possible de se procurer les produits de la chocolaterie dans les différents points de vente ainsi qu’à la boutique située sur la route du Père‑François‑Xavier. On y retrouve d’ailleurs quelques exclusivités.