La cellule locale Maria-Chapdelaine du mouvement Le communautaire à boutte a tenu, ce mardi, une deuxième action de mobilisation à Dolbeau‑Mistassini, rassemblant plus d’une centaine de personnes pour une marche funèbre dans les rues de la ville.
Selon Annick Duchesne, porte‑parole de la cellule locale et directrice générale adjointe chez Toxic Actions, la marche silencieuse a dépassé les attentes. « Ça s’est vraiment bien passé, se réjouit-elle. On était plus d’une centaine de personnes qui étaient présentes. Il y avait l’ensemble des membres de la cellule locale, en plus d’autres organismes. Il y avait même plusieurs utilisateurs de services des organismes qui étaient présents. »
« C’était à l’image d’une marche funèbre avec un cercueil. Il y avait même des intervenants qui étaient déguisés dans le thème. Ça représentait un peu la mort du communautaire si les changements n’ont pas lieu », poursuit-elle.
Les participants étaient invités à s’habiller en noir pour représenter l’état d’épuisement des organismes.
Rappelons que plus d’une centaine d’organismes qui font partie du mouvement Le communautaire à boutte sont en grève jusqu’au 2 avril au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils réclament entre autres un financement à la mission, de meilleures conditions de travail et la reconnaissance de leur rôle essentiel dans le filet social.
Annick Duchesne salue la participation de la population. « Ça veut dire que les gens croient au mouvement. Ils croient que ce ne sont pas des revendications envoyées en l’air. C’est un mouvement qui prend beaucoup d’ampleur au niveau de la province. Il y a tout le temps plus de personnes qui embarquent dans le mouvement et c’est beau à voir. »
La marche funèbre avait comme point de départ la Maison de la famille Parensemble. Le parcours s’est terminé à l’hôtel de ville. « Le but n’est pas de lancer nos revendications à la Ville de Dolbeau-Mistassini. Au contraire, c’est au niveau des paliers gouvernementaux qu’on lance nos revendications. On est allé à l’hôtel de ville surtout en guise de reconnaissance de leur soutien », souligne Annick Duchesne.
Le maire Rémi Rousseau a pris la parole, tout comme quelques organismes pour démontrer leur impact dans la communauté.
Soulignons que la MRC de Maria-Chapdelaine ainsi que la Ville de Dolbeau-Mistassini ont exprimé dernièrement leur appui au milieu communautaire.
À lire également:
Mobilisation communautaire: des organismes prennent la parole