Après une deuxième année scolaire complète d’exercice, le Protecteur national de l’élève (PNE) a rendu public hier son rapport annuel 2024-2025, révélant une image précise de la qualité des services scolaires au Québec.
Le protecteur national, Jean‑François Bernier, estime que les situations rapportées reflètent « une représentation assez fidèle de la réalité du réseau », tout en soulignant les progrès réalisés.
« Les services du Protecteur national de l'élève répondent à un besoin réel et continu dans le réseau scolaire québécois. Les bases solides de notre travail d'intervention permettent de régler des situations, de trouver des solutions et d'apporter de réelles améliorations, au bénéfice premier des élèves et de leurs parents », a-t-il déclaré.
Plus de 1000 plaintes et signalements traitées
Entre le 1er juillet 2024 et le 30 juin 2025, le PNE a reçu un total de 1 077 plaintes et signalements, en plus de 4 732 demandes de renseignements et d’assistance. De tous les dossiers, 802 avaient été complétés au terme de l’année.
Ces dossiers ont regroupé 1 159 motifs de plaintes et de signalements, dont 40,2 % se sont révélés fondés. Pour y répondre, le PNE a formulé 1 293 recommandations. La vaste majorité d’entre elles ont été acceptée par les organismes scolaires (94,9 %), et presque autant ont été mises en œuvre (94,7 %).
Quelques dizaines de plaintes au Saguenay–Lac‑Saint‑Jean
Au Saguenay–Lac‑Saint‑Jean, 24 plaintes et signalements ont été transmis aux PNE. Parmi ceux‑ci, 14 se sont avérés fondés. Les interventions du PNE ont mené à 35 recommandations, toutes acceptées et implantées au cours de l’année scolaire par les centres de services scolaire.
Rappelons que le Protecteur national de l’élève est chargé de veiller au respect des droits des élèves et de leurs parents, tant dans le réseau public que privé, du préscolaire à la formation professionnelle. Son recours est également accessible aux familles pratiquant l’enseignement à la maison.
Le PNE traite notamment les plaintes liées à la qualité des services scolaires ainsi que les situations d’intimidation, de violence et de violence à caractère sexuel. Ses pouvoirs d’enquête, exercés en toute confidentialité, visent à aller au fond des choses tout en assurant la protection des personnes plaignantes contre les représailles.