Depuis quelques années, nous constatons une déforestation accélérée qui suscite énormément d’inquiétudes au sein de la population locale. Les bleuetières et les cannebergières remplacent à grande vitesse nos forêts. Le paysage récréotouristique du secteur Vauvert est malmené. Ça va s’arrêter où ? Qu’advient-il de la faune, de la flore, des milieux humides ?
Le chemin de la pointe ressemble à un désert maintenant… Il y a des rumeurs que le secteur boisé de Ste-Marguerite Marie vers Racine sur mer serait aussi rasé ce printemps. On entend que la grande cannebergière sur la route de Vauvert (secteur appartenant à Péribonka) serait agrandie jusqu’au Petit-Paris.
L’eau potable à Vauvert est une eau de surface très fragile en quantité et en qualité selon les hydrologues. La déforestation au détriment de cultures qui utilisent engrais et herbicides inquiète grandement les résidents.
Sommes-nous les seuls préoccupés ?
On interpelle donc nos dirigeants municipaux, provinciaux et fédéraux à se pencher sur cette problématique. Veut-on développer l’industrie touristique à Vauvert ? Lieu attractif pour les amateurs de nature, villégiature et de plein-air.
Vauvert a un potentiel extraordinaire et nous craignons que pour le bien de quelques promoteurs, notre secteur ne devienne complètement dénaturé. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre le développement mais celui-ci ne doit pas mettre en péril nos ressources essentielles. Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir de Vauvert. Notre secteur mérite une vision qui respecte son caractère naturel et sa valeur touristique. Sauver nos forêts, c’est aussi protéger notre économie régionale, notre environnement et notre qualité de vie.