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Le coworking a la cote

Serge Tremblay
Le 12 juillet 2022 — Modifié à 07 h 02 min le 12 juillet 2022
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Le coworking a la cote

Déjà prisés prépandémie, les concepts de coworking et d’espaces de travail partagé ont explosé. Mais cette popularité ne se limite pas aux grands centres : en région aussi, les espaces surfant sur cette vague se multiplient, répondant à un besoin grandissant.

S’il n’y a pas encore d’espace estampillé « coworking » ouvert à tous autour du Lac-Saint-Jean, ce n’est qu’une question de temps. À Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, la MRC Lac-Saint-Jean-Est se penche sur un projet de ce genre. Pour l’instant seulement au stade du financement, il devrait prendre place à l’intérieur du centre communautaire du secteur de Lac-à-la-Croix.

« On espère l’ouvrir à l’automne prochain, autour du mois d’octobre », confie la directrice générale, Marie-Hélène Boily. L’idée derrière ce projet est d’encourager la relève entrepreneuriale dans le secteur tout en répondant aux besoins exprimés par les travailleurs.

« Avec la pandémie, beaucoup de personnes qui pouvaient se permettre de travailler à distance sont venues chercher un meilleur cadre de vie en région, mais aspirent à travailler au contact des autres », explique-t-elle.

La richesse du partage

Preuve de la popularité grandissante du concept, d’autres structures ont déjà implanté des espaces de travail partagé. C’est le cas de la Suite entrepreneuriale d’Alma, où sept entreprises cohabitent dans un espace proposant bureaux fermés et aire ouverte (open space).

« Ce sont des entreprises très petites, constituées d’une ou deux personnes. Ça leur permet de sortir de leur isolement et de se construire au contact des autres. Les secteurs d’activités sont tous différents : c’est très riche, ça amène des perspectives variées », décrit la coordonnatrice, Joanne Doucet.

D’après elle, la socialisation et la solidarité que permettent ces endroits sont les raisons de leur succès. « Il y a vraiment un esprit familial. Parfois ils s’appellent les collègues même s’ils ne sont pas de la même entreprise. On a même une cloche du succès : quand il y a une entreprise qui a une bonne nouvelle, elle sonne la cloche et partage son succès. »

La pandémie, aussi un frein

La Suite entrepreneuriale envisageait lors de son ouverture d’ouvrir l’espace de coworking à des travailleurs extérieurs, mais cette idée a été freinée par la pandémie.

« On a dû réduire nos places aux seules entreprises incubées. Aujourd’hui, on a des demandes, on permet à des gens de l’extérieur de venir ponctuellement, mais pas plus, parce qu’on n’a pas la place. »

La Suite n’est pas la seule à avoir été stoppée dans son élan. C’est aussi le cas de l’espace Vitrine & Co, ouvert à Roberval en novembre 2019, qui a fermé ses portes récemment. « L’emplacement n’a pas eu le temps de se faire connaître avant l’arrivée de la Covid », explique le président de la Chambre de commerce et d'industrie, Olivier Leroux.

Espaces informels

Hors de ces lieux dédiés, certaines entreprises se sont aussi emparées de l’idée, et ont créé des espaces de travail partagé informel. C’est le cas notamment de Traduction M et de Ta Peau ton fruit, qui cohabitent à Dolbeau-Mistassini.

« Je me suis lancé parce que j’ai deux jeunes enfants à la maison et ça devenait un espace de travail impossible, Maxime Pearson, de Traduction M. « Il n’y a pas de structure de coworking à Dolbeau-Mistassini. Dans le haut du Lac, il y a une moins grande densité d’entreprises et énormément de locaux libres à bas prix, donc c’est peut-être moins nécessaire qu’ailleurs. »

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