Le Saguenay–Lac-Saint-Jean figure parmi les régions québécoises les plus vulnérables aux tarifs douaniers imposés par les États-Unis, rapporte Radio-Canada. C’est ce que révèle une récente étude de Desjardins qui explique que cette fragilité est principalement causée par le poids déterminant des industries de l’aluminium et de la foresterie dans l’économie régionale.
Pour arriver à cette conclusion, les économistes de Desjardins ont analysé, entre autres, les données douanières compilées par les autorités américaines. Bien que l’impact des barrières tarifaires soit réel, il demeure toutefois moins sévère que ce qui était initialement anticipé en raison des exemptions prévues dans le cadre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), dont bénéficient la majorité des produits québécois exportés au sud de la frontière.
Rappelons que les tarifs américains sur l’acier et l’aluminium atteignent actuellement 50 % et s’appliquent à l’ensemble des pays exportateurs. Du côté de la foresterie, le bois d’œuvre canadien est toujours assujetti à des droits compensateurs d’environ 35 %, auxquels se sont ajoutés des tarifs additionnels de 10 %.
Ces mesures touchent de façon disproportionnée les économies reposant sur les métaux primaires comme c’est le cas du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui se démarque notamment en raison de son importante industrie de l’aluminium.