La Petite Fabrique, une garderie privée non subventionnée de Girardville, a essuyé une grande déception : dans le cadre du plus récent appel de projets visant la conversion de places, son territoire n’a pas été retenu.
L’annonce récente du financement de 5 000 places en garderies non subventionnées par Québec avait pourtant ravivé l’espoir au sein de l’établissement, qui milite depuis des années pour obtenir une subvention.
La propriétaire, Jenny Lapointe, a appris la nouvelle avec regret. « J’ai pris quelques jours avant de vous partager cette annonce, puisque j’avais moi-même besoin de temps pour accueillir et accepter le fait que notre territoire n’avait pas été ciblé dans l’appel de projets », écrit‑elle.
Elle parle d’une grande déception, « considérant l’implication, les besoins bien réels des familles et tout le travail investi ».
Malgré tout, Jenny Lapointe assure que son engagement demeure intact. « Nous sommes actuellement en période d’analyse et de réflexion afin d’identifier les meilleures avenues pour la suite. Chaque décision sera prise avec sérieux, en tenant compte de ce qui est essentiel pour nous : le bien‑être des enfants, les besoins des familles, la stabilité de notre équipe et la réalité de notre communauté. »
Fondée en 2017, La Petite Fabrique accueille une quarantaine d’enfants au coût de 57 $ par jour. Depuis 2019, à la suite de l’abolition de la modulation des tarifs selon le revenu et du retour au tarif unique dans les services subventionnés, Jenny Lapointe multiplie les démarches pour obtenir des places subventionnées, dans l’objectif d’assurer la pérennité de son établissement.
Elle a participé en 2024 à un appel de projets du ministère de la Famille pour la conversion de places, mais sans succès.
Depuis février dernier, La Petite Fabrique multiplie les interventions publiques pour faire entendre sa cause.