Munie d’un mandat de grève générale illimitée, l’Association professionnelle des ingénieurs du Gouvernement du Québec (APIGQ) a annoncé la transmission d’un avis de grève pour le 20 mai. L’Association affirme que les négociations avec l’État sont dans une impasse.
Selon l’APIGQ, le blocage persiste malgré des demandes qu’elle juge peu coûteuses pour les finances publiques. Les ingénieurs du gouvernement réclament notamment des bureaux conformes à leurs besoins professionnels et déontologiques, un meilleur encadrement du télétravail ainsi qu’une enveloppe sectorielle comparable à celle accordée aux groupes dits prioritaires.
Le climat entre les deux parties s’est envenimé après le refus de la présidente du Conseil du trésor, France‑Élaine Duranceau, de rencontrer l’Association le 18 février dernier, une première en 10 ans selon l’Association.
« À la table de négociation, c'est de l'acharnement qui défie toute logique. Nous souhaitons que le politique s'intéresse au dossier, et c'est alarmant de voir la présidente du Conseil du trésor se dégager de ses responsabilités les plus élémentaires. Que ce soit Sonia Lebel ou Pierre Arcand, ses prédécesseurs n'ont jamais hésité à mettre la main à la pâte et ils ont personnellement réussi à trouver une entente avec nous à l'époque. », a déclaré Marc-André Martin, président de l'APIGQ.
Le mouvement de grève prévu à compter du 20 mai vise avant tout à forcer la tenue d’une rencontre avec la présidente du Conseil du trésor. L’APIGQ souhaite attirer l’attention du gouvernement sur l’importance de faire de l’ingénierie et des infrastructures publiques une priorité, dans un contexte où l’état des routes, des ponts et des barrages, de même que l’incapacité systémique à entretenir ces infrastructures, inquiète de plus en plus les ingénieurs de l’État.
Rappelons que les ingénieurs du Gouvernement du Québec sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2023.