En mars dernier, Rio Tinto s’est vu imposer une sanction administrative pécuniaire de 10 000 $ par le gouvernement du Québec à la suite d’une fuite de brasque, un sous-produit des alumineries considéré comme une matière dangereuse, rapporte Radio-Canada.
L’incident est survenu le 11 septembre 2025 à la gare de Chambord alors qu’un wagon de train en provenance de Kitimat, en Colombie‑Britannique, laissait échapper le résidu industriel. Le ministère de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs avait été avisé de la situation par le Canadien National, qui avait constaté que le wagon dégouttait.
Urgence‑Environnement est intervenue afin d’exiger la récupération et le confinement de la matière dangereuse. Une entreprise spécialisée a par la suite été mandatée pour colmater la fuite. Le transport ferroviaire relevant de la compétence fédérale, Transport Canada est également intervenu et a demandé que le wagon soit acheminé par la route vers l’usine de Rio Tinto à Jonquière.
Malgré ces démarches, le wagon est demeuré immobilisé à la gare de Chambord du 11 au 30 septembre 2025. Lors d’une inspection effectuée le 23 septembre, le ministère de l’Environnement a constaté que la réparation effectuée n’était pas suffisante et que la fuite se poursuivait toujours. Les autorités ont également noté l’absence de mesures en place pour récupérer le résidu qui s’échappait encore du wagon. C’est ce délai et le manque de mesures de récupération adéquates qui ont mené à l’imposition de la sanction administrative.
De son côté, Rio Tinto a expliqué l’incident par une perte d’étanchéité d’un conteneur en transit entre l’aluminerie de Kitimat et son usine de traitement des brasques au Saguenay. L’entreprise soutient avoir collaboré avec l’ensemble des autorités concernées tout au long du dossier.
Le ministère de l’Environnement affirme ne pas être en mesure de déterminer avec certitude ni l’endroit ni le moment exact où la fuite a débuté au cours du trajet ferroviaire. Toutefois, ses vérifications ont permis d’établir que l'égouttement était localisé à un seul endroit et que le site avait été sécurisé dès les premières mesures mises en place par Rio Tinto. Les sols contaminés ont été récupérés le 17 octobre 2025.