Harold Veilleux carbure aux défis et du nombre, il y a le prochain championnat provincial qui aura lieu à Québec, en décembre prochain. Autre défi de taille, alors qu’il atteindra les 60 ans l’an prochain et se retrouvera en Master 3 (60 à 69 ans), l’athlète veut se frotter aux meilleurs de sa nouvelle catégorie. Il souhaite aussi participer au Championnat nord-américain de dynamophilie qui se tiendra en Arizona, en août 2024.
« Ce sont mes nouveaux objectifs. C’est très motivant et je crois que j’ai de bonnes chances encore de performer. J’attends ma retraite d’enseignant qui viendra l’an prochain pour viser un championnat du monde », lance tout souriant le Dolmissois.
Depuis quatre mois, Harold Veilleux s’est adjoint un entraîneur pour l’aider à sa préparation. Marc-Antoine Gosselin est un pro à temps plein en « powerlifting » (dynamophilie).
Depuis qu’il a transformé un espace de son sous-sol en gymnase au plus fort de la pandémie, Harold Veilleux n’a plus à courir les salles d’entraînement.
« J’y vais encore de temps en temps. C’est important de voir du monde, d’autres athlètes. Mais mon gymnase à moi, ça me permet de m’entraîner plus souvent. »
Et pour cause, il a investi au-delà de 10 000 $ pour s’équiper en divers équipements de poids et appareils en dynamophilie.
Partager sa passion et son expérience
Autres projets, Harold Veilleux aimerait offrir des services de « coaching » à une clientèle de 40 ans et plus. Il pense aussi à faire découvrir les bienfaits de l’entraînement à de jeunes handicapés intellectuels et/ou physiques. Il commencerait avec deux ou trois jeunes.
« Je suis certain qu’ils apprécieraient de vivre une telle expérience. L’entraînement, poursuit-il, c’est excellent pour la santé et ça améliore grandement la qualité de vie. »
Il se réjouit par ailleurs de voir que la dynamophilie reprend le terrain perdu lors de la pandémie. « Le nombre de membres au Québec est passé depuis de 250 à 600 », souligne Harold Veilleux.
Celui-ci continue d’entraîner son père à son gymnase, Germain Veilleux, et qui demeure à Péribonka. En voici un autre de la famille Veilleux dont la force est légendaire, même encore aujourd’hui à 83 ans.