La valeur des terres agricoles canadiennes a continué de grimper en 2025, affichant une progression moyenne de 9,3 %, selon le plus récent rapport Valeur des terres agricoles de Financement agricole Canada (FAC). Cette hausse s’inscrit dans une tendance de croissance soutenue qui se maintient depuis plus de trois décennies à l’échelle du pays.
Les provinces des Prairies ont été les principaux moteurs de cette augmentation, contribuant largement à la moyenne nationale. Les provinces maritimes ont également connu une croissance notable, poursuivant une trajectoire positive amorcée au cours des dernières années.
À l’inverse, le Québec a enregistré une hausse plus modérée comparativement aux années précédentes. La valeur moyenne des terres agricoles y a progressé de 4,8 %, une augmentation attribuable à une demande stable dans un contexte de production agricole diversifiée.
Malgré un environnement économique instable, le marché des terres agricoles canadien s’est montré résilient selon le rapport. Les producteurs et productrices ont continué d’élargir leur fonds de terre et de procéder à des acquisitions stratégiques, ce qui a soutenu la valeur des terres cultivées, irriguées et des pâturages partout au pays.
« La demande de terres agricoles est restée vigoureuse, soutenue par la confiance à long terme dans l’agriculture canadienne, les coûts d’emprunts moins élevés, les forts prix du bétail et la disponibilité limitée de terres pour la vente. », a expliqué Jean‑Philippe Gervais, vice‑président exécutif à Financement agricole Canada.
Il souligne également que, malgré l’incertitude entourant le commerce international et les droits de douane, les coûts élevés des intrants et la faiblesse de certains prix des produits de base, l’intérêt pour l’achat de terres agricoles ne s’est pas démenti.
Cette hausse continue représente une bonne nouvelle pour les propriétaires actuels, dont les actifs prennent de la valeur. Elle pose toutefois un défi croissant pour la relève et les personnes souhaitant se lancer en agriculture, alors que l’accessibilité financière des terres demeure un enjeu majeur.