Un nouveau sondage dévoilé par ÉducÉpargne met en lumière des écarts significatifs entre les Québécois et les Québécoises âgés de 18 à 34 ans en matière d’épargne, de préparation financière et d’utilisation de l’intelligence artificielle (IA).
Le sondage réalisé par la firme Léger pour le compte de l’organisme à but non lucratif, dont la mission est de promouvoir de saines habitudes d’épargne, révèle que 50 % des jeunes hommes estiment qu’il est facile d’épargner, contre seulement 35 % des jeunes femmes. Pourtant, l’importance accordée à l’épargne demeure élevée dans les deux groupes, avec 96 % des hommes et 93 % des femmes qui reconnaissent qu’il est essentiel de mettre de l’argent de côté.
Cette divergence se reflète également dans le sentiment de satisfaction envers leur niveau d’épargne : 61 % des hommes se disent satisfaits, comparativement à 45 % des femmes.
Le sondage souligne aussi que plus de la moitié des jeunes hommes (55 %) déclarent avoir un plan de retraite, alors que cette proportion chute à 37 % chez les femmes. L’écart est légèrement moins marqué lorsqu’il est question de posséder un fonds d’urgence : 69 % des hommes en ont un, comparativement à 59 % des femmes.
Les jeunes adultes québécois, qu’ils soient hommes ou femmes, identifient des obstacles similaires à l’épargne. Le coût de la vie, jugé trop élevé, apparaît comme le principal frein, autant chez les hommes (40 %) que chez les femmes (38 %). Les femmes mentionnent toutefois plus fréquemment les revenus insuffisants (24 %, contre 19 % chez les hommes), ainsi que la nécessité de rembourser des dettes (21 % contre 18 %).
« Nous nous attendions à quelques différences entre les hommes et les femmes, mais jamais avec de tels écarts, surtout en 2026 pour les personnes de cette tranche d'âge. Nous pensons souvent que l'équité est atteinte en matière de finances personnelles, mais il faut croire qu'il y a encore beaucoup de travail de sensibilisation à faire. », a déclaré Nathalie Bachand, présidente du conseil d'ÉducÉpargne.
L’IA en finances personnelles
Le sondage s’est également penché sur l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle dans la gestion des finances personnelles. Là encore, les différences sont marquées.
Près de 43 % des jeunes hommes affirment avoir utilisé des outils d’IA pour gérer ou optimiser leurs finances. Du côté des femmes, ce taux chute à 21 %. Le niveau de confiance envers ces technologies suit la même tendance : 59 % des hommes disent faire confiance à l’IA pour épargner ou investir comparativement à 35 % des femmes.