Une quinzaine d’entreprises issues de l’ensemble de la chaîne de valeur forestière au Québec ont annoncé hier la création de l’Alliance de l’écosystème industriel forestier du Québec (AEIFQ). Cette nouvelle entité souhaite notamment remettre le bois au cœur des discussions politiques à l’approche des élections générales d’octobre prochain.
L’Alliance, demande aux élus de reconnaître explicitement le rôle central que joue la forêt pour la souveraineté économique du Québec et la vitalité des régions.
« Le bois doit être au cœur des discussions stratégiques sur l'avenir économique du Québec. Sur toutes les tribunes. Dans tous les débats. Y compris dans la campagne électorale qui s'annonce. », affirme Jean Laflamme, président du conseil de Meubles South Shore et membre fondateur de l'AEIFQ.
Des retombées économiques majeures
Selon une étude commandée par l’AEIFQ à l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), l’écosystème forestier générait en 2024 21 milliards de dollars de retombées économiques directes et indirectes. L’ensemble du secteur soutiendrait également près de 155 000 emplois.
L’étude indique également que les entreprises et travailleurs du milieu contribuent chaque année à hauteur de 3,4 milliards de dollars en revenus fiscaux et parafiscaux pour les gouvernements provincial et fédéral. Pour Québec seulement, ces revenus surpassent les budgets annuels du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) ainsi que du ministère de la Culture et des Communications (MCC).
Toujours selon l’Alliance, l’apport du secteur forestier représente plus de 20 % du PIB industriel du Québec, ce qui en ferait l’un des piliers économiques provinciaux.
« Le bois québécois est un actif stratégique capable de répondre simultanément aux enjeux économiques, énergétiques, environnementaux et régionaux du Québec. Il est temps d'aider tout l'écosystème, de la forêt jusqu'au panneau d'armoire de cuisine, à livrer son plein potentiel. », a déclaré David Lauzon, président de Planchers de bois Lauzon et autre membre fondateur de l’AEIFQ.
Une coalition en expansion
L’AEIFQ se dit ouverte à accueillir de nouveaux acteurs du milieu. Elle précise ne pas vouloir se substituer aux associations existantes, mais plutôt offrir un espace commun de réflexion et amplifier la voix des entreprises forestières, particulièrement dans un contexte où les enjeux économiques, environnementaux et régionaux se croisent de plus en plus.