La Fête des semences de Normandin revient pour une troisième édition. Ateliers, échanges de semences et kiosques d’information animeront la journée du 28 mars, de 9 h à 16 h, à la place de la Coopération au centre commercial.
L’événement, gratuit et ouvert à tous, est une façon de mettre en relation les producteurs et les consommateurs, souligne Mikaël Scattolin, conseiller en systèmes alimentaires durables et chargé de projet de l’événement.
« C’est aussi une façon d’avoir accès à des semences qui ne sont pas issues d’un système plus industriel ou commercial, qui sont parfois moins adaptées à notre climat. En général, ce sont des semences qui sont plus diversifiées », dit-il.
Des exposants seront sur place pour faire découvrir leurs produits, comme c’est le cas de la ferme Les bons plans, établie à Chambord. Pour l’occasion, il y aura une bibliothèque de semences à la disposition du public, c’est-à-dire que les gens vont pouvoir apporter leurs propres semences et les échanger entre eux.
Des producteurs maraîchers se joindront également à l’événement, dont Nord Bio, une coopérative regroupant plus de 50 producteurs et transformateurs engagés dans l’agriculture biologique au Saguenay–Lac‑Saint‑Jean. Les visiteurs pourront aussi s’arrêter aux différents kiosques d’information, notamment celui consacré aux jardins communautaires.
Place aux ateliers
La Fête des semences propose aussi une série d’ateliers et de conférences. Il sera possible d’en apprendre davantage sur la production de serre maison.
« Il y a un intérêt pour étendre la saison de culture, fait savoir Mikaël Scattolin. Quand tu es à Normandin, les personnes plantent leurs plants en mai. Ça peut aller jusqu’en juin pour ne pas avoir de risque de gel. En mettant les plants à l’intérieur, ça commence à pousser plus tôt. Au moment de récolter, les plants sont plus matures et les racines sont meilleures. »
Une autre conférence portera sur les légumineuses. « En ce moment, il y a quelques producteurs autour du lac qui sont en train de créer une filière de production de légumineuses, comme des haricots, des gourganes ou des pois. Ça pousse très bien ici. C’est plein de protéines. C’est vraiment plus écologique. Il y a quelqu’un qui va nous parler des avantages de cultiver des légumineuses », ajoute-t-il.
Un intérêt croissant
L’événement en est déjà à sa troisième édition. Les deux premières années ont attiré un nombre croissant de participants, confirmant l’intérêt du public pour cette initiative. Selon Mikaël Scattolin, plusieurs facteurs expliquent cet engouement, dont la pandémie et la prise de conscience des limites du système alimentaire mondial.
Malgré un léger recul après la crise sanitaire, la tendance repart à la hausse, portée par les enjeux de sécurité alimentaire dans la région et par le désir de produire soi‑même une partie de sa nourriture.
L’an dernier, la Fête des semences a attiré entre 250 et 300 personnes. « On espère avoir un bel achalandage encore cette année. Ça va nous inciter à en faire une quatrième ou peut-être une cinquième édition », dit Mikaël Scattolin.