Dans les cartons des élus depuis plusieurs années, le projet de prolonger le réseau de distribution de gaz naturel dans la MRC de Maria-Chapdelaine n’est pas prêt de voir le jour. Les coûts sont énormes et il ne semble pas y avoir beaucoup d’appétit pour investir de la part du gouvernement.
Une rencontre entre Énergir, des élus et des représentants du gouvernement a eu lieu dans les dernières semaines afin de faire le point sur le projet. Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, il en coûterait tout près de 170 M$ pour un prolongement du réseau dans Maria-Chapdelaine.
« C’est un projet très coûteux, c’est clair, mais il pourrait être phasé. Je n’ai pas les chiffres en main, mais ce sont des investissements vraiment importants. Nous avons rencontré des ministres à ce sujet et on sait que ce sera un défi de le faire », mentionne le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard.
Celui-ci ne jette toutefois pas la serviette et croit qu’il faut continuer de travailler ce dossier. D’autant plus que l’absence du gaz naturel joue contre le milieu dans ses tentatives d’obtenir des projets industriels, notamment.
« On n’abandonne pas, il faut regarder ce que l’on peut faire. On se souviendra aussi que c’est un projet qui avait obtenu l’appui de l’ensemble de la région. Ce serait un outil de développement majeur. »
Dolbeau-Mistassini
De son côté, le maire de Dolbeau-Mistassini, André Guy, s’est montré prudent dans ses commentaires. Il n’a toutefois pas senti un grand intérêt de la part du gouvernement du Québec face à un tel investissement.
« Le gouvernement regarde ce projet sous l’angle de la rentabilité alors c’est certain que ce sont des sommes très importantes. C’est plutôt un projet de développement et c’est sous cet angle qu’il faut l’analyser », estime-t-il.
André Guy croit qu’il ne faut pas lâcher le morceau et essayer de trouver un moyen pour faire aboutir le prolongement du réseau. Sinon, dit-il, le milieu se retrouve constamment avec deux prises contre lui lorsque vient le temps de tenter d’attirer des entreprises ou d’obtenir des projets.
Occasion manquée ?
Selon des bruits qui ont circulé, la papetière de Dolbeau-Mistassini aurait d’ailleurs échappé le projet de fibre cellulosique qui a finalement été réalisé à l’usine de Kénogami entre autres en raison de l’absence de gaz naturel.
« Il ne faut pas abandonner, c’est un projet important pour Dolbeau-Mistassini et pour la MRC, mais disons que je ne recommande pas aux gens de changer leur poêle pour un poêle au gaz cette année! Il faudra être patient. »