Économie

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Constructions Proco grimpe encore dans le classement

Le 23 juin 2022 — Modifié à 09 h 29 min
Par Mélyna Girard

Occupant le 271e rang des 300 plus grandes entreprises du ­Québec au classement 2022 du journal ­Les ­Affaires, l’entreprise ­Constructions ­Proco, qui a son siège social à ­Saint-Nazaire, a grimpé de 159 places par rapport à 2019 alors qu’elle occupait le 432e rang de ce palmarès. Proco employait alors 370 personnes, mais elle compte à ce jour quelque 414 travailleurs.

« C’est un nombre qui varie toujours un peu. On peut dire que notre moyenne se situe aux alentours de 350 employés. Pendant la pandémie, on était à 280 employés et depuis on est revenu à nos effectifs réguliers. C’est bien de pouvoir se comparer à d’autres entreprises », indique le directeur général, ­Jean-Denis ­Toupin.

Proco est en croissance avec un chiffre d’affaires qui atteint les 100 M $. Elle est spécialisée dans la conception, la fabrication et l’installation de revêtements et de structures métalliques. Le ­Groupe construit plusieurs ponts, plus d’une quinzaine par année. Les douze derniers mois ont été particulièrement occupés à ce chapitre alors que l’entreprise a participé à la construction de 25 ponts.

Son marché principal est le ­Québec, mais elle réalise aussi des projets dans d’autres provinces canadiennes, notamment au ­Manitoba et en ­Saskatchewan. Proco œuvre dans divers secteurs de l’activité économique : usines de transformation, mines, industrie pétrochimique, centrales hydroélectriques, scieries, papetières, alumineries, etc.

« ­Notre plus gros marché est celui du secteur minier avec des projets sur la ­Côte-Nord et dans le ­Nord du ­Québec. On est aussi très actif dans les secteurs commercial et industriel. Notre carnet de commandes est satisfaisant. On est là pour aider nos clients à développer leurs projets », poursuit ­Jean-Denis ­Toupin.

Les origines de ­Proco remontent à 1961, mais elle a repris le flambeau avec sa formule actuelle depuis 1983.

Chef de file

Pour demeurer un chef de file en son domaine, ­Proco, qui compte sur une équipe de gestionnaires allumés et sur des employés hautement qualifiés, chacun dans sa spécialité, n’hésite pas à investir régulièrement dans les technologies les plus performantes.

Le groupe a d’ailleurs investi encore dernièrement près de 6 M $ pour l’acquisition d’une cellule robotisée qui devrait arriver d’ici à la fin de la présente année à son usine de ­Saint-Nazaire.

Le nouvel équipement est démesurément imposant, 230 pieds par 35 pieds de large et d’une hauteur de 20 pieds. Le robot peut effectuer plusieurs tâches grâce à sa combinaison de trois composantes.

« ­Le robot va effectuer des tâches qui représentent généralement moins de défis pour les travailleurs. ­Ceux-ci pourront ainsi se consacrer davantage à des tâches plus créatives et qui font appel à leurs ­savoir-faire. On est à l’ère de la robotisation et les nouvelles technologies sont essentielles et complémentaires à nos activités », ajoute ­Jean-Denis ­Toupin.

­Main-d'œuvre

Pour répondre à ses besoins en ­main-d’œuvre, ­Proco mise sur la créativité et de bonnes conditions de travail.

« ­On ne peut pas dire qu’on a de la difficulté à recruter des travailleurs. Il faut garder l’œil ouvert et faire preuve d’initiative, être proactif. C’est vrai qu’il y a un peu moins d’inscriptions dans les écoles de soudage, mais les ­CFP d’Alma et de ­Saguenay sont de précieux partenaires. On valorise davantage les métiers professionnels et on décerne des bourses à des élèves dans les ­CFP. »

Il arrive parfois que ­Proco fasse appel à de la ­main-d’œuvre étrangère afin de pourvoir certains postes dans ses usines. Depuis quelques années, ­Proco engage quelques travailleurs de l’extérieur du pays, principalement des ­Mexicains.

 

Le Cahier EntrePreneurs est une initiative de Trium Médias, en collaboration avec le journal Les Affaires. Dans les éditions trimestrielles (avril, juin, septembre et novembre) se trouveront des articles touchant directement les enjeux et défis du monde des affaires.

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