Chroniques

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Le baseball s’en va dans le champ !

Le 31 janvier 2026 — Modifié à 07 h 00 min
Par Mark Dickey

J’hésitais à écrire ce texte puisque parler de baseball en plein cœur d’un hiver froid et rigoureux, c’est légèrement audacieux ! Les récentes signatures dans le monde du baseball majeur me font toutefois beaucoup trop sourciller pour laisser ça sous silence. Le cas de Bo Bichette est absolument épouvantable. L’ex-vedette des Blue Jays de Toronto est un bon joueur, souvent blessé. Est-ce une méga star ? Est-ce qu’il a des statistiques à la Hank Arron ? Non ! C’est un bon joueur point. Les Mets de New-York l’ont eu pour 4 saisons à 42 millions par année. 42 millions sacre bleu !!! Plus tôt en janvier, les Dodgers de Los Angeles ont mis sous contrat Kyle Tucker pendant 4 ans pour 240 millions. Rien que ça pour un autre bon joueur sans plus ni moins.

New-York et Los Angeles sont des gros marchés. Seulement, avec les droits de télévision, les Dodgers récolent 332 millions par année avant même qu’un seul chrétien n’entre dans le temple. Il n’y pas de plafond salarial au baseball, mais si une équipe possède une masse salariale de plus de 220 millions, elle se doit de payer une taxe de luxe à la ligue. Les Dodgers ont une masse salariale de 412 millions, ce qui les oblige à payer une taxe de 169.4 millions à la MLB. Juste pour rire, 11 équipes ont une masse sous les 169.4 millions. Vous me suivez ? La taxe de luxe des Dodgers est plus grosse que la liste de paie de presque la moitié des équipes de la ligue.

Le 1er décembre prochain, le contrat de travail entre la ligue et l’association des joueurs sera terminé. Déjà, plusieurs observateurs pensent que la saison 2026 sera la dernière avant longtemps. Contrairement à la LNH, NBA et NFL, il n’existe pas de plafond salarial au baseball majeur. L’association des joueurs n’en veut pas. Historiquement, cette dernière est une des plus fortes du monde du sport. Souvenez-vous du fiasco du lock-out de 1994 ? Annulation de la série mondiale et le début de la fin des Expos de Montréal. 32 ans plus tard, c’est la survie de plus de la moitié des équipes de la ligue qui est remis en question. À exception des New-York, L.A, Chicago, Philadelphie, Boston et Toronto, tous les autres marchés ne peuvent suivent.

Ce qui garde une ligue en santé, c’est la parité. Regardez la course aux séries dans la LNH. Voyez comment elle est excitante. Même chose dans la NFL. Au baseball, c’est tout le contraire. Impossible que les Twins du Minnesota ou les Cards de St-Louis s’affrontent en série mondiale, sans compter que le baseball ne se rajeunit pas. Alors que la LNH, NBA et NFL sont majoritairement regardés par les 49 ans et moins, 48.5 % des fans de baseball ont 50 ans et plus. Avec une parité absente et un public qui ne renouvelle pas, l’ajout d’un long conflit de travail pourrait porter un dur coup au baseball.

Alors on fait quoi ? On enterre définitivement le retour des Expos et on encourage nos jeunes à pratiquer ce magnifique sport. L’été, on va voir les Voyageurs de Saguenay qui, eux, se donnent à 100 % pour la game dans le beau stade Richard-Desmeules.

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