À Normandin, la passion du tricot rassemble. Le nouveau club De fibre en fil, lancé par Julie Trottier et Caroline Néron, a attiré un large public dès sa première rencontre, transformant la Galerie èlvé en espace de création et d’échanges.
Julie Trottier et Caroline Néron partagent bien des affinités. Elles sont amies, voisines et, surtout, animées par la même passion pour le tricot. Caroline Néron tricote depuis toujours, mais c’est il y a une vingtaine d’années qu’elle s’y est remise de façon plus assidue.
« J’ai commencé quand j’étais petite, raconte-t-elle. Ma grand-mère et ma tante m’ont appris. J’ai arrêté entre-temps. J’ai toujours été attirée par l’artisanat. J’ai essayé la broderie, le crochet et le tissage. C’est le tricot qui revient toujours. »
Qu’aime-t-elle de cette activité? Tout, répond-elle. « J’aime apprendre de nouvelles techniques. J’en apprends encore. J’adore le mélange des couleurs et les nouvelles fibres. Je fais des textures avec des motifs. J’en fais un peu tous les jours. J’ai toujours quelque chose sur mes aiguilles. J’ai minimum une paire de bas que je traîne partout. »
Il y a six ans, Julie Trottier s’est rendue chez Caroline pour qu’elle apprenne à sa fille à tricoter. En l’accompagnant, elle a attrapé la piqûre. Depuis, un nouveau monde s’est ouvert à elle. Propriétaire de la Bergerie du Nord, Julie Trottier a voulu approfondir ses connaissances sur la préparation de la laine, et son intérêt pour le tricot n’a cessé de grandir.
Les deux amies ont même mis sur pied, l’été dernier, un événement qui met la laine à l’honneur à la Bergerie du Nord. Pas moins de 70 participantes se sont inscrites, à leur plus grand bonheur.
Devant un tel engouement, Julie Trottier et Caroline Néron se sont dit que c’était le moment idéal pour lancer un club de tricot. Elles ont alors communiqué avec les propriétaires de la Galerie èlvé à Normandin, et la collaboration s’est immédiatement concrétisée.
La première rencontre s’est déroulée au début du mois de février. Plus de 25 tricoteuses et crocheteuses de tous âges, de 14 à 70 ans, et de tous niveaux, de débutantes à expérimentées, se sont réunies. La réponse a été au-delà des espérances des instigatrices du projet.
La Galerie s’est transformée en lieu de partage et d’échange. « Parfois je tricote toute seule chez moi ou au travail durant ma pause, dit Caroline Néron. Il me manquait de pouvoir parler avec du monde. Dans mon entourage proche, il n’y en a pas tant qui tricotent. C’est le fun parce que ce sont toutes des passionnées. Elles sont là pour apprendre et montrer ce qu’elles font. »
L’entraide s’est manifestée dès la première rencontre, où les participantes transmettaient généreusement leurs savoir-faire. Les rencontres sont prévues une fois par mois. Il suffit d’apporter ses aiguilles ou crochets et son fil pour se joindre au groupe.
Julie Trottier et Caroline Néron ont une vision à long terme pour le club. « On veut que ça grandisse et que ça attire plus de monde. Il y a de l’engouement pour le tricot. »