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Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets

La pénurie de main-d’œuvre inquiète toujours dans les écoles

Emmanuelle LeBlond
Le 22 janvier 2026 — Modifié à 10 h 24 min
Par Emmanuelle LeBlond - Journaliste

Selon les prévisions du Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets, environ 250 employés prendront leur retraite entre 2026 et 2030, une perspective préoccupante dans un contexte déjà fragilisé par la pénurie de main‑d’œuvre.

Le CSS du Pays‑des‑Bleuets suit de près la pénurie de main‑d’œuvre depuis déjà un bon moment, fait savoir la directrice générale par intérim, Annie Tremblay. « Notre direction générale avait demandé à nos ressources humaines, il y a environ trois ans, de réaliser une projection. On voyait déjà venir le train : plusieurs retraites étaient prévues dans les années à venir. Une inquiétude persistait quant à notre capacité à remplacer tous ces postes. La réponse est venue vite : “non”. Il a donc fallu mettre en place un comité et élaborer une stratégie, à la fois de rétention et d’attraction du personnel. »

Résultat : l’organisation scolaire estimait qu’entre 575 et 600 postes devraient être pourvus d’ici 2030, dont près de la moitié au sein du personnel enseignant. Cela représente environ 40 % de l’effectif du CSS du Pays‑des‑Bleuets.

« Entre 2026 et 2030, c’est là que le bas blesse», exprime Annie Tremblay. Un total de 250 départs sont anticipés, soit 125 enseignants, 67 membres du personnel de soutien, 7 professionnels, 21 gestionnaires et 30 impondérables.

Les prochaines années s’annoncent donc cruciales pour les enjeux de main‑d’œuvre, observe le centre de services scolaire.

Attraction et rétention

En ce sens, des efforts de recrutement et de rétention de ressources ont été déployés. « On s’est fait un plan d’action sur les stratégies de main-d’œuvre. Un programme de développement professionnel pour toutes les nouvelles ressources que nous avons. On a maintenant un programme d’accueil et d’intégration dans chacun des établissements », souligne la directrice générale par intérim, en ajoutant qu’un programme de parrainage des nouvelles ressources a aussi été mis en place.

Le CSS du Pays-des-Bleuets a aussi fait un partenariat avec l’UQAC afin de lancer une cohorte d’enseignants préscolaire primaire à Saint-Félicien. « On est dans notre troisième année. Ces jeunes vont faire souvent leur stage ici. Pendant les heures qu’ils ne sont pas à l’école, ils viennent faire des suppléances. Ça nous aide énormément. »

En parallèle, le recrutement à l’international a donné un bon coup de pouce. Quatre missions en présentiel ont été menées, dont deux à Paris, une en Colombie et une en Tunisie. Deux missions en visioconférence ont été effectuées à Paris. Cette stratégie s’est révélée gagnante, affirme Annie Tremblay.

« Au total, on a recruté 34 personnes. Ce sont des champs d’enseignement pour lesquels on n’était pas capable de recruter au Québec, soit science, mathématique, langues. Sincèrement, ça nous a sauvé la vie à ce niveau-là. »

En mode solutions

Malgré tout, les préoccupations demeurent quant à la pénurie de main-d’œuvre. La Fédération des centres de services scolaires du Québec, chargée maintenant du recrutement à l’international, n’a pas annoncé d’autres missions et les cohortes de l’UQAC demeurent peu nombreuses, note Annie Tremblay.

Selon Chantale Simard, directrice générale adjointe par intérim et directrice des services éducatifs, l’organisation scolaire devra se pencher à nouveau sur cette problématique pour dégager des solutions concrètes et créatives.

« Le plan de match va être d’analyser encore de façon un petit peu plus pointue avec les ressources humaines l’état des lieux, de faire une projection et de regarder comment on peut penser en dehors de la boîte. Il va falloir refaire un portrait de l’ensemble de nos écoles, voir si on peut organiser les choses différemment. »

Chantale Simard est optimiste quant à la suite: « On a toujours trouvé des solutions. On va en trouver encore pour donner le meilleur service possible à nos élèves. »

La prochaine personne qui occupera le poste de directeur général du CSSS du Pays‑des‑Bleuets devra sans contredit s’attaquer à ce défi. Le recrutement est en cours et la nomination est attendue au début de l’année 2026.

Rappelons que Patrice Boivin a quitté son poste de directeur général en mai dernier pour prendre sa retraite. Il dirigeait le CSS du Pays‑des‑Bleuets depuis quatre ans.

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