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À l’affût des signes chez les enfants et adolescents

Prévention du suicide 02

Sara-Léa Bouchard
Le 27 décembre 2024 — Modifié à 12 h 40 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Le temps des fêtes étant très intense, la sombreur de l’hiver et la période d’examens achevée pour certains jeunes, et bien les parents doivent prêter doublement attention aux signes de dépression et d’anxiété en ce mois de décembre. Le Centre d’écoute et de prévention du suicide 02 rappelle de ne pas hésiter à utiliser les lignes d’aide pour obtenir du soutien.  

« La période des fêtes peut avoir deux effets. Elle peut faire du bien aux jeunes qui ont des idées suicidaires, parce que c’est un moment où ils se retrouvent avec leurs proches et leur famille. C’est apaisant. Mais dans le cas de situations familiales plus complexes, comme un divorce et qu’il s’agit du premier temps des fêtes passé à deux endroits différents, ça peut devenir très stressant », explique la directrice des services collectifs du CEPS-02, Mélanie Lapierre, ajoutant que Noël peut tout autant être un facteur de protection que de risques élevés pour  les personnes fragiles.  

Mme Lapierre dit que souvent, la société a tendance à minimiser la détresse des enfants et des adolescents et qu’il est important de bien prendre en considération leurs propos.  

« C’est essentiel de toujours les prendre au sérieux, parce que jusqu’à un certain âge dans l’enfance, la conception de la mort n’est pas complète. Prenons en exemple des enfants de six, sept, huit ans, ils ne comprennent pas l’aspect définitif de la mort. Ils vont faire un passage à l’acte suicidaire en pensant qu’il est possible de revenir après », précise-t-elle. 

Un contexte multifactoriel   

Plusieurs autres facteurs peuvent expliquer l’augmentation marquée depuis quelques années déjà des cas de détresse chez les jeunes.  

« L’anxiété est en hausse, tout comme l’anxiété de performance, de même que certains problèmes de santé mentale. La problématique avec une clientèle qui est plus jeune, c’est qu’il s’agit de leur première situation difficile à vivre. Par exemple, une première peine d’amour à l’adolescence, le mal est vif parce qu’il n’y a pas de référent. Pour les jeunes, c’est grave. »   

Interventions des parents  

Mélanie Lapierre constate une légère hausse d’appels de parents inquiets pour leurs enfants. 

« On le voyait quand même par des membres de personnel scolaire, des intervenants ou des parents qui s’inquiétaient pour des enfants du primaire. Ce n’est pas récurrent chez nous, mais tout de même présent », énonce-t-elle.  

Les signes pouvant signifier qu’un jeune vit de la détresse peuvent être les suivants: changement de comportement inhabituel, isolement et irritabilité. Chez les enfants, des maux de ventre, de tête, des vomissements peuvent identifier un au mal-être, alors que chez les adolescents, la consommation excessive de drogues ou d’alcool, l’isolement, la colère, le tristesse, peuvent être un signal d’alarme.  

L’équipe d’intervenants professionnels du CEPS-02 assurent une réponse aux appels 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, via les lignes 1 866 APPELLE ou au 1 888 600-AIDE.       

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