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Un métier qu’il fait renaître des cendres

C’est en forgeant que Jean-Philippe Gravel est devenu forgeron

Denis Hudon
Le 04 avril 2024 — Modifié à 13 h 38 min
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

À l’ère du numérique et des technologies en constante évolution, le métier de forgeron se perd, mais un jeune homme du Lac-Saint-Jean le garde bien vivant sous les braises chaudes de son atelier. La Forge du Lac fait renaître des cendres la profession depuis Saint-Thomas-Didyme, pourtant un art qui remonte à plusieurs millénaires.

Soudeur-assembleur de formation, Jean-Philippe Gravel a trouvé sa véritable voie d’artisan en 2017.

« J’ai suivi ma formation de soudeur-assembleur et j’ai ensuite travaillé plusieurs années dans le domaine. J’ai aussi travaillé comme menuisier-ébéniste. Parallèlement, j’ai décidé en 2017 de fonder ma forge, juste comme passe-temps, pour m’amuser, pour voir ce que ça donnerait. Ç’a été une année d’apprentissage. Le jour, j’étais soudeur et le soir j’allais dans mon atelier pour fabriquer des outils dans ma shop de forge. Il a fallu que je fasse un choix et j’ai opté pour ce que j’aimais le plus faire. »

Il n’existe pas au Québec de formation professionnelle de forgeron. Comme dit l’adage, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Avec ses connaissances et son expérience de soudeur-assembleur, le talent, la persévérance et surtout la passion, Jean-Philippe Gravel s’est forgé une réputation de forgeron accompli.

Des défis en permanence

« J’ai développé des aptitudes pour les métaux. Comme soudeur au début, j’avais un certain challenge, mais j’ai perdu un peu le feeling. J’avais besoin de plus gros défis. Et comme forgeron, il y a des défis en permanence. Pour moi, chaque problème a sa solution. J’ai appris avec le principe essais-erreurs. »

Jean-Philippe Gravel n’a jamais songé un instant s’installer ailleurs que dans son village natal. Il est né sur la ferme familiale, tout juste sur le terrain à côté de sa forge.

« J’ai toujours été fasciné par les vieilleries, les antiquités. J’étais curieux. Je me souviens dans mon cours de soudage que j’expérimentais toutes les idées qui me passaient par la tête. Ma base en métallurgie m’a grandement aidé à devenir forgeron. J’ai appris aussi que la forge, c’est un métier, et c’est devenu comme une drogue pour moi », explique le forgeron âgé aujourd’hui de 36 ans.

Il a lui-même fabriqué ses premières forges, à base de charbon et au propane. Il utilise les deux, selon les articles à fabriquer. Sa première création a été des tenailles, outil essentiel s’il en est un pour le forgeron. Il l’a toujours en sa possession. C’est en 2018 que le jeune forgeron a commencé véritablement à fabriquer et à vendre des objets et de l’outillage de sa fabrication. Avec la pandémie, la forge a roulé au ralenti et c’est là qu’il a décidé de créer sa page Facebook.

« Je ne pouvais plus m’approvisionner en charbon, déjà qu’on n’en trouve pas n’importe où. J’ai alors commencé à fabriquer mon charbon de bois et à partir de mes recherches sur Internet, j’ai conçu un prototype de four à charbon pour fabriquer mon propre combustible. Ça m’a permis de passer au travers et après la pandémie, je suis revenu au minerai de charbon et au propane ».

 

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