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Notre-Dame-de-Lorette frappe le mur de la pénurie de main-d’œuvre

Denis Hudon
Le 16 août 2022 — Modifié à 20 h 56 min
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Les petites municipalités ont toute la misère du monde à combler les départs de membres de leur personnel. Notre-Dame-de-Lorette vit une situation doublement délicate alors qu’elle se cherche une personne à la direction générale et une autre au poste de manœuvre aux travaux publics.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé alors que les démarches se poursuivent. En à peine plus d’un an, la Municipalité a déjà vu passer à sa direction générale pas moins de quatre personnes.

Après le départ de Valérie Tremblay en 2021, qui a décidé depuis de poursuivre sa carrière à titre de coordonnatrice des opérations et du développement à la Chambre de commerce et industrie de Dolbeau-Mistassini (CCI), Notre-Dame-de-Lorette n’a pas été en mesure de dénicher la perle rare pour la succession à sa direction générale.

Pour diverses raisons, dont la complexité et la lourdeur de la tâche, les DG qui ont suivi n’ont fait quelque quelques mois, voire pour certains quelques semaines.

C’est sans compter le poste à combler aussi pour un manœuvre au département des travaux publics. Ainsi, deux postes névralgiques dans la bonne marche des affaires municipales sont toujours à pourvoir.

Mutualisation : une voie d’avenir?

« On a fait appel à la firme Malette et au Centre local d’emploi pour nous aider à combler ces postes vacants. Jusqu’à maintenant, on n’a pas trouvé de solution permanente », explique la mairesse, Rita de Launière, qui garde aussi contact avec le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).

En attendant, c’est Cathy Fontaine, actuelle adjointe administrative à la Municipalité de Saint-Stanislas, qui assume en parallèle l’intérim à titre de directrice générale et secrétaire trésorière à Notre-Dame-de-Lorette, à raison de 14 heures par semaine.

Puisque la pénurie de main-d’œuvre risque de s’accroître dans les prochaines années, la mairesse de Launière préconise la mutualisation où plusieurs municipalités voisines pourraient s’unir en partageant des ressources humaines.

« Le manque de main-d’œuvre est encore pire depuis la fin de 2021 et ça ne va pas aller en s’améliorant. Il faut trouver des solutions et l’une d’elles est la mutualisation. Les municipalités ne sont pas toutes prêtes encore à faire ce pas, mais il faudra bien y venir un jour », soutient la mairesse, qui souhaiterait une profonde réflexion collective sur la question le plus tôt possible.

Rita de Launière ne désespère pas de pouvoir combler les deux postes actuellement vacants dans sa municipalité, d’ici à la fin de la présente année.

« Il y a un roulement de personnel terrible dans les directions générales. Le cas n’est pas unique à chez nous, on voit ça partout ailleurs. Je me passerais bien de ce problème, mais il faut continuer à chercher une solution », conclut la mairesse.

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