Un siècle après l’annonce de son décès et la tenue de funérailles fort médiatisées, le gouvernement du Québec s’apprête à designer l’ex-gardien de buts Georges Vézina comme personnage historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.
Selon les informations recueillies par Le Soleil, la mémoire de Georges Vézina, «le plus grand gardien de buts que le hockey a produit», tranchait La Presse en mars 1926, sera honorée ce vendredi, au Saguenay, 100 ans jour pour jour après son décès. L’homme des filets n’a pas raté un seul match en 16 saisons, une carrière de 367 parties consécutives qui a pris fin de façon abrupte en raison d’un diagnostic de tuberculose à l’âge de 38 ans. Intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1945, rappelons que Georges Vézina est le seul autre Québécois francophone, à l’exception de Maurice Richard, à avoir son nom accolé à un trophée dans la Ligue nationale de hockey.
Un aréna porte toujours son nom à Chicoutimi, mais les traces vivantes de sa légende sont plutôt rares. Dans le quartier du Plateau Mont-Royal, à Montréal, la plaque commémorative de l’ancien Aréna Mont-Royal accrochée à l’entrée d’un marché d’alimentation Maxi, a été vandalisée. Au Centre Bell, son chandail n’a toujours pas rejoint le numéro 1 porté par un autre gardien, Jacques Plante, honoré en 1995.