Portrait de diplômée – Eruoma Awashish

Présenté par l'UQAC
Portrait de diplômée – Eruoma Awashish

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Eruoma Awashish, un modèle pour sa communauté 

Découvrez le portrait d’ambassadeurs de l’Université du Québec à Chicoutimi.
À travers le parcours de ces diplômés, vous en apprendrez sur leur domaine d’études, mais également sur l’impact positif qu’a eu leur passage entre les murs de l’établissement d’enseignement.

Le passage à l’UQAC d’Eruoma Awashish a été ponctué de rencontres enrichissantes qui lui ont permis de se développer comme artiste et ultimement de pouvoir vivre de son art.
« Je ne serais pas la même artiste, si je n’avais pas fait mon baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’UQAC. C’est justement en m’ouvrant à différentes formes d’art que j’ai développé d’autres champs de compétences. Ce qui a stimulé grandement ma création », livre-t-elle.

L’artiste originaire d’Obejiwan a décidé de s’inscrire à l’université en 2005, même si elle n’avait pas obtenu de diplôme collégial après un passage au Cégep de Jonquière et au Collège Saint-Laurent.
« Pour mes parents, les études universitaires étaient très importantes. Je savais que si je voulais évoluer dans le domaine des arts, je devais passer par l’université. J’aurais pu aller dans une autre université, mais je trouvais l’idée de côtoyer des gens en théâtre et en cinéma très intéressante. Je me doutais que ça m’ouvrirait de nouveaux horizons. Et je ne me suis pas trompée! », mentionne celle qui a gradué en 2009.

STIMULANT
Que ce soit ses professeurs ou ses collègues étudiants, c’est tout l’environnement artistique de ce baccalauréat unique au Québec qui l’a galvanisée au plus haut point.
« C’était super stimulant. Je n’en garde que de bons souvenirs. Toutes ses rencontres m’ont fait grandir. Aussi, de me frotter à de la sculpture, à la sérigraphie, au design et à de la performance, ça m’a fait énormément évoluer. »

Pas étonnant qu’elle ait décidé de s’inscrire à la maîtrise pour aller encore plus loin…

OUVRIR DES PORTES
Eruoma Awashish ne s’en cache pas. Son parcours universitaire lui a ouvert des portes dans le domaine artistique, car son nom et ses œuvres ont commencé à circuler dans les galeries et centres d’exposition au Québec lors de sa formation. D’ailleurs, ses professeurs ont eu aussi un grand impact sur elle afin de lui permettre de développer son plein potentiel. Étudier à l’UQAC, a permis à l’artiste de pouvoir continuer à vivre dans sa région.
« Pour moi, c’était très important! Je suis proche de ma famille. De plus, dans l’histoire, Chicoutimi a toujours été un endroit de rencontre, surtout pour les peuples autochtones et c’est encore le cas aujourd’hui. Il y a une forte présence d’Innus, d’Attikameks et de Cris. »

MODÈLE POUR LES AUTOCHTONES
Ce qui a marqué également Eruoma, c’est qu’elle sent qu’elle a servi de modèle pour d’autres Autochtones.
« J’ai démontré aux personnes de ma communauté qu’il était possible d’étudier en art pour développer son potentiel. Il y a de plus en plus d’Autochtones inscrits à l’UQAC. J’ai tracé la « trail » d’une certaine façon et ça me rend très fière! »

En plus d’avoir participé à plusieurs expositions, Eruoma réalise de nombreux contrats comme artistes dont des illustrations pour des livres et des films. De plus, elle donne des conférences et des ateliers en plus d’avoir été commissaire d’exposition. Eruoma vit à Saint-Prime et peint à son atelier à Mashteuiatsh. Véritable nomade, comme son peuple, elle sillonne le Québec pour exposer ses œuvres.

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