Groupe Coderr démarre une friperie à Dolbeau-Mistassini

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Par Serge Tremblay
Groupe Coderr démarre une friperie à Dolbeau-Mistassini
Josée Gauthier, directrice générale du Groupe Coderr, se dit impatiente de pouvoir amorcer les activités à la friperie de Dolbeau-Mistassini, dont l’ouverture est prévue en mai. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Le Groupe Coderr s’installe à Dolbeau-Mistassini. Une friperie ouvrira ses portes dans les anciens locaux de l’Industrielle Alliance, voisins du bureau d’immatriculation de la SAAQ.

« C’est un projet que l’on avait dans la mire depuis quelque temps. Nous avons ouvert une friperie à Saguenay il y a deux ans, en plus de celle que nous avons depuis longtemps à Alma. Nous souhaitons développer notre réseau de friperies autour du Lac-Saint-Jean », explique Josée Gauthier, directrice générale du Groupe Coderr.

L’entreprise d’économie sociale est à investir 250 000 $ pour réaménager son local et préparer ses points de dépôts pour recevoir des dons. On prévoit pouvoir démarrer les activités vers le début du mois de mai.

« Les friperies, c’est à la mode, c’est très « in ». La consommation baisse et les gens sont de plus en plus conscientisés. On trouvera dans notre friperie tous les articles courants qui entrent dans une maison ou un garage, hormis les meubles. »

Seulement en vêtements, Coderr reçoit 1 400 morceaux par jour en moyenne à sa friperie d’Alma. À Dolbeau-Mistassini, on s’attend à recevoir autour de 1 000 morceaux par jour qui viendront garnir les étagères.

« Avec tous les dons que nous recevons, nous pourrons faire voyager nos articles entre nos friperies. Ainsi, des articles reçus à Saguenay pourraient être rendus disponibles à Dolbeau-Mistassini et vice-versa. »

Environnement

En donnant une seconde vie à tous ces articles, Coderr poursuit plusieurs objectifs. D’abord, poser un geste pour l’environnement en détournant des matières de l’enfouissement, et dans un second temps, de permettre à la population de réaliser des économies substantielles.

« Dans une friperie, tu es toujours une peu à la rechercher de LA trouvaille. Ce peut être un manteau d’une valeur de 350 $ que tu payeras 14,99 $ ou encore un robot culinaire de 100 $ que tu obtiens pour 14 $. Derrière ça, il y a des valeurs environnementales. »

Contrairement à ce qui se fait à Alma, la friperie de Dolbeau-Mistassini ne fera pas dans l’insertion sociale. L’endroit pourrait toujours servir ponctuellement de plateau de travail en ce sens, mais il s’agira avant tout d’une activité commerciale.

« Nous venons ici pour contribuer à l’économie locale et créer des emplois. Nous aurons besoin d’une dizaine de personnes et nous offrons de bonnes conditions. Aucun poste ne sera en deçà de 18 $ l’heure. »

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