Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean‑François Simard, a dévoilé une « mini‑réforme du régime forestier » qui vise notamment à soutenir les scieries québécoises, fragilisées par une série de fermetures d’usines et de pertes d’emplois au cours des derniers mois.
L’annonce, rapportée par Radio‑Canada, consiste tout d’abord en l’abolition de la redevance annuelle imposée aux scieries pour accéder au bois québécois. Selon le ministre, cette décision permettra d’injecter environ 20 millions de dollars supplémentaires par année dans les coffres des entreprises.
Cette redevance, en place depuis 2013, faisait l’objet de critiques croissantes de la part de l’industrie, qui réclamait son abolition afin de bénéficier de conditions équivalentes à celles de l’Ontario. Le ministre reconnaît que cette mesure entraînera une baisse équivalente des revenus gouvernementaux, mais il juge ce sacrifice nécessaire pour soutenir ce secteur d’activité et le rendre la plus compétitif.
Au-delà de l’abolition de la redevance, Québec souhaite également reconfigurer la tarification du bois issu de la forêt publique. Un nouveau mécanisme, fondé sur un taux minimal ajusté mensuellement selon la rentabilité moyenne des entreprises et l’évolution des marchés, sera instauré.
Le gouvernement mettra également fin à son système d’enchères sur une partie du bois récoltable. Dorénavant, l’ensemble des volumes sera attribué annuellement afin d’offrir davantage de prévisibilité aux entreprises.
Le ministre Simard a aussi ouvert la porte à l’expérimentation de nouvelles pratiques de gestion forestière. Des projets pilotes régionaux et locaux pourront être mis sur pied pour tester des approches novatrices susceptibles d’inspirer une future refonte plus globale du régime forestier québécois.