Selon un nouveau sondage de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), les restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pourraient engendrer 3,6 M$ de pertes par entreprise dans la région au cours des deux prochaines années.
Le sondage, réalisé auprès de 50 entreprises du Saguenay—Lac-Saint-Jean en collaboration avec le Regroupement des Chambres de commerce du Saguenay—Lac-Saint-Jean, Alliage 02, l’Union des préfets, Développement économique Alma Lac-Saint-Jean et Promotion Saguenay, présente la nouvelle politique migratoire de Québec comme une cause de baisses de chiffres d’affaires, d’annulation de contrats et d’abandon d’investissements.
37% des répondants estiment que la survie de leur entreprise est à risque en raison des restrictions et 63% estiment que la région est difficilement (57%) ou pas du tout viable (6%) économiquement en raison de la diminution de l’immigration permanente et temporaire.
De plus, questionnées sur l’impact des restrictions au PTET sur les activités de leur entreprise, 26 % des participants au sondage ont indiqué avoir refusé ou annulé des contrats, 18 % ont abandonné des projets d’investissement et 18 % ont réduit leur production.
« Les chiffres sont clairs : sans main-d’œuvre suffisante, c’est notre capacité de produire, d’innover et même de conserver nos emplois locaux qui est menacée. Le Saguenay—Lac-Saint-Jean ne peut pas se permettre un tel recul. », a affirmé Sandra Rossignol, PDG de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord et représentante du Regroupement des Chambres de commerce du Saguenay—Lac-Saint-Jean.
« Sans un apport suffisant d’immigration pour soutenir notre main-d’œuvre, c’est la survie même de nos entreprises qui est menacée. Notre région a énormément de potentiel, mais elle ne dispose tout simplement pas de la main-d’œuvre nécessaire pour y parvenir. », a pour sa part indiqué Louis Ouellet, président de l’Union des Préfets.