Chronique d’André Rousseau

Chronique d’André Rousseau

VANEK N’EST-IL QUE DE PASSAGE?

Souvent accusé d’immobilisme, Marc Bergevin a fait un très beau cadeau aux partisans du Canadien cette semaine en mettant la main sur Thomas Vanek, un des meilleurs marqueurs de la Ligue nationale.

Mieux encore, Bergevin a réussi à acquérir le colosse ailier à un prix étonnamment modique: Sebastian Collberg, un Suédois de 20 ans, et un choix de deuxième ronde. En d’autres mots, il a bien joué ses cartes et n’a pas eu à sacrifier ses meilleurs espoirs pour embaucher un «joueur de location».

Les plus optimistes n’hésitent pas à dire que Vanek est la plus belle prise du Canadien depuis celle d’Alex Kovalev, il y a quelques années. Kovalev était lui aussi un joueur de location, mais il a tellement aimé Montréal qu’il y est resté pendant quatre ans. Quand il voulait s’en donner la peine, L’Artiste offrait tout un spectacle.

En apprenant qu’il terminerait la saison dans l’uniforme bleu blanc rouge, Vanek a dit les bonnes choses. Il a vanté l’organisation du Canadien et il a rappelé que Montréal était la mecque du hockey. Ça ne peut pas dire qu’il est ici pour très longtemps.

Père de trois enfants, Vanek a épousé une fille du Minnesota et il n’a jamais caché qu’il aimerait poursuivre sa carrière avec le Wild. Bergevin et son président Geoff Molson devront se montrer convaincants et allonger beaucoup de billets verts pour l’inciter à signer un nouveau contrat avec le Canadien. Il deviendra joueur autonome sans compensation le 1er juillet, ce qui lui confère le droit de signer avec l’équipe de son choix.

Pour le moment, Vanek désire se concentrer sur son travail sur la patinoire. S’il joue à la hauteur de son talent, il fera du Canadien une meilleure équipe. Il pourrait même permettre à la troupe de Michel Therrien de causer des surprises durant les séries de la coupe Stanley. Ça reste à voir. Chose certaine, Bergevin a frappé un «coup de circuit» en attirant à Montréal un joueur d’une telle envergure.

LA SAGA SAINT-LOUIS

Parmi les autres joueurs qui ont été troqués avant l’heure limite des échanges, il y a évidemment Martin Saint-Louis, fier capitaine du Lightning de Tampa Bay.

Si on se fie aux propos de Steve Yzerman, le joueur de centre de 38 ans a demandé plusieurs fois d’être échangé aux Rangers. Et comme il avait droit de véto, il pouvait choisir sa destination. Ainsi va la vie des athlètes des années 2000.

En d’autres mots, Yzerman avait les mains liées avec son joueur étoile, mais ça ne l’a pas empêché de négocier à la dure avec Glen Sather. Il a finalement obtenu Ryan Callahan et deux très bons choix de repêchage en retour de Saint-Louis.

Selon les informations obtenues, Yzerman et l’entraîneur Jon Cooper ont tenté en vain de convaincre Saint-Louis de terminer sa carrière à Tampa. Ils ont finalement choisi de respecter sa décision et de l’échanger au lieu de garder avec eux un joueur qui n’aurait pas été heureux de son sort.

Saint-Louis était le dernier joueur étoile à avoir participé à la conquête de la coupe Stanley en 2004. Son départ survient après ceux de Brad Richards et de Vincent Lecavalier. Et comme le hasard fait parfois bien les choses, le voici réuni à Richards à New York. Reste à voir quel sera son impact au sein des Rangers. À 38 ans, il patine encore très bien et il se donne à 100 pour cent chaque fois qu’il saute sur la patinoire.

Ryan Callahan n’est pas aussi flamboyant que Saint-Louis, mais il devrait être très utile au Lightning. Ancien capitaine des Rangers, il est un joueur de caractère et un leader. Il faudra cependant payer cher pour le mettre sous contrat. Avant de quitter New York, il exigeait un contrat de six ans pour la jolie somme de 39M$.

 

N.B. Vous pouvez lire ma chronique quotidienne en cliquant sur: www.lescoulissesdusport.ca

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