Chroniques

Temps de lecture : 2 min 19 s

Le merveilleux monde des podcasts

Le 15 décembre 2023 — Modifié à 09 h 04 min
Par Mark Dickey

À l’occasion, je me pose la question suivante: suis-je devenu trop vieux pour apprécier certaines choses? En me questionnant, je constate que le monde du «podcast», balado en français, fait partie de ces choses pour lesquelles j’ai à l’occasion de la misère.

Avez-vous déjà tendu l’oreille pour écouter un podcast, une émission radiodiffusée sur Internet que vous pouvez écouter sur votre téléphone intelligent? Il s’agit d’un phénomène très populaire dans le monde et au Québec, Mike Ward est celui qui obtient le plus de succès avec Sous Écoute. Certains observateurs affirment que le podcast pourrait mettre la radio en péril. Certains diront avec raison que mon jupon dépasse, mais l’animateur radio que je suis s’objecte vivement à cette affirmation.

En radio, parlée ou musicale, il y a certains principes de base à respecter. C’est très rare qu’un segment de plus de 15  minutes soit intéressant du début à la fin. À moins d’avoir une entrevue avec une personnalité immensément généreuse, rarement un conseiller municipal ou un député d’un cabinet fantôme sera percutant passé la 9e   minute. Ça prend un plan de match avec des interventions aux bonnes places pour garder l’auditeur sur la fréquence.

Sur plusieurs balados que j’ai écoutés, cette rigueur n’existe pas. Les entrevues s’allongent, les anecdotes se multiplient devenant de moins en moins intéressantes et le cabotinage se joint à la danse. Le balado n’est pas soumis aux règles et normes du CRTC. Les animateurs se vantent de faire un produit libre, sans contrainte de temps. Ça donne des entrevues interminables, mal encadrées et un épisode qui dure plus de 3 heures.

Ce besoin de boire de l’alcool semble très présent dans le monde du podcast. Outre celui de Ward, ça boit beaucoup dans la Poche Bleue, l’œuvre de Guillaume Latendresse et Maxim Lapierre. Je sais qu’il y a une question de placement de produit (faut ben que ça paie), mais c’est si cool que ça boire devant le monde ?

Je n’ai pas de leçon à donner sur la vulgarité, j’ai déjà échappé un sacre ou deux en ondes, mais autant pour la Poche Bleue que Sous Écoute, nous assistons à des jurons qui s’enchaînent, tout ça dans la même phrase. Est-ce que le show serait moins bon sans alcool et les tabernacles à profusion ?

Comme plusieurs d’entre vous, j’ai vu la tenue des deux anciens joueurs du tricolore sur le podcast de Ward et je ne vois pas de drame. J’ai juste vu deux gros colons sur la boisson agir comme les durs d’une polyvalente. Si l’émission fut retirée, c’est simplement que ce n’est pas bon pour leur image. Pensez-vous que dans les bureaux de TVA Sports, l’autre employeur de Latendresse et Lapierre, les têtes dirigeantes ont trouvé ça drôle ?

J’ai l’air sévère avec les podcasts, mais j’avoue que certains me plaisent. Je deviens peut-être trop vieux et prude pour apprécier Mike Ward, mais ce dernier a rempli le palais municipal à La Baie, le Centre Bell et Vidéotron avec son podcast. Il y a certainement du bon que je ne pige pas.

Je terminerai en disant ceci à ceux qui enterrent la radio traditionnelle au profit des podcasts. Qui va vous parler du pont Dubuc ou des travaux sur la rue du pont sud? À qui donnerez-vous votre opinion via les textos et le téléphone ?

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