La création d’un Conseil des régions par le gouvernement du Québec ne modifiera en rien la façon dont les régions sont traitées, estime la députée de Chicoutimi et porte-parole du Parti Québécois (PQ) en matière de régions, Marie-Karlynn Laflamme.
« Après huit ans de laxisme, ce conseil créé dans le dernier droit du mandat de la CAQ est purement cosmétique. Un gouvernement du Parti Québécois redonnera un véritable pouvoir aux régions. », a-t-elle affirmé.
Rappelons que le Conseil des régions est piloté par le ministre délégué aux Régions, Mathieu Lévesque, et relève du ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin. Il réunira chaque semaine 18 élus caquistes issus des 17 régions administratives du Québec. Pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la députée de Roberval, Nancy Guillemette, y agira à titre de représentante.
Le PQ critique toutefois sévèrement l’initiative, soutenant qu’il ne s’agit ni d’un organe décisionnel ni d’une véritable instance d’influence. Au contraire, Marie-Karlynn Laflamme y voit « un mur supplémentaire » entre les régions et la table du Conseil des ministres.
« Comme d’autres initiatives typiquement caquistes, comme le groupe d’action pour l’avenir de la langue française, il ne sert qu’à réunir des ministres pour feindre une action concertée devant les caméras. Cette fois-ci, ajoutons-y la fonction d’occuper des députés qui n’ont pas accédé au Conseil des ministres, afin qu’ils se sentent mieux. », a-t-elle lancé.
Selon la députée de Chicoutimi, des leviers importants de concertation régionale ont été retirés aux régions sous les précédents gouvernements et se retrouvent désormais concentrés entre les mains d’un nombre restreint d’élus caquistes. Le PQ promet plutôt une décentralisation politique accrue, tant au niveau régional que local.
« C’est complexe de gérer le Québec parce que chaque région a ses particularités. Ce n’est pas en faisant du mur-à-mur qu’on y arrive, ni en se réunissant à Québec pour trouver des solutions pour les régions. », a conclu Marie-Karlynn Laflamme.