Le Mouvement Zachary Miron a franchi une nouvelle étape la semaine dernière dans sa mobilisation pour l’encadrement de l’accès aux boissons énergisantes par les mineurs en rencontrant la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, ainsi que des représentants des différents partis politiques à l’Assemblée nationale.
À l’issue des rencontres, le Mouvement a salué la volonté d’écoute manifestée par la ministre Bélanger. Toutefois, il déplore l’absence d’engagement concret de la part du gouvernement dirigé par la première ministre Christine Fréchette.
Concrètement, le Mouvement Zachary Miron demande l’instauration d’une interdiction complète de la vente et de la distribution de boissons énergisantes aux jeunes de moins de 16 ans.
Il réclame également un renforcement de la prévention médicale, incluant une meilleure sensibilisation des professionnels de la santé quant aux risques cardiaques associés à la consommation de ces boissons, particulièrement lorsqu’elles interagissent avec des psychostimulants prescrits.
Ces revendications trouvent d’ailleurs un écho favorable auprès de la population. Selon un sondage Léger réalisé en avril 2026 pour le compte du Collectif Vital qui soutient le Mouvement, 86 % des Québécois appuient l’interdiction de la vente de boissons énergisantes caféinées aux jeunes de moins de 16 ans.
Des appuis grandissants dans les milieux du sport et de la santé
La mobilisation bénéficie par ailleurs d’un soutien considérable provenant des milieux de la santé, de l’éducation et du sport. En plus de nombreux acteurs du réseau scolaire, le Mouvement Zachary Miron a reçu l’appui d’organisation représentant plus d’un million de membres à l’échelle de la province.
Parmi eux figurent Sports Québec, qui regroupe 67 fédérations sportives et 17 unités régionales de loisir et de sport, la Fédération des kinésiologues du Québec, ainsi que la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ).
« Tant que la réglementation ne sera pas officiellement modifiée pour protéger nos jeunes, notre mouvement continuera de croître. Nous réitérons notre main tendue à la ministre Bélanger pour transformer son écoute en un engagement législatif concret, afin que le nom de Zachary soit le dernier associé à une telle tragédie. », a déclaré Patricia Steben, directrice générale du Collège de Montréal et porte-parole des trois écoles initiatrices du mouvement.
Rappelons que le Mouvement Zachary Miron a vu le jour il y a deux semaines à la suite d’un vaste ralliement en appui à Veronica Martinez et David Miron. Leur fils, Zachary, est décédé en janvier 2024 après avoir consommé une boisson énergisante dont les ingrédients ont interagi avec une médication prescrite pour son trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).