Domtar propose que son président au Canada, Luc Thériault, se présente devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes, plutôt que le propriétaire de l’entreprise, l’homme d’affaires indonésien Jackson Wijaya, rapporte Radio-Canada.
Mardi, le comité parlementaire avait officiellement invité M. Wijaya, propriétaire unique de Domtar, à venir témoigner. L’entreprise affirme toutefois ne pas avoir encore reçu l’invitation du greffier.
Cette convocation survient dans la foulée des révélations concernant le transfert des centrales hydroélectriques de Domtar au Saguenay dans une société en commandite appartenant également à Jackson Wijaya. L’opération a alimenté les rumeurs de fermeture éventuelle de l’usine de papier de Kénogami, une inquiétude déjà bien présente dans la région.
Selon Domtar, la présence de Luc Thériault serait plus pertinente, puisque M. Wijaya ne gère pas l’entreprise. M. Thériault, responsable des affaires de Domtar au Canada, serait donc la personne la mieux placée pour répondre aux questions des parlementaires sur la situation de l’entreprise et de ses actifs.
Réactions des élus de la région
Le député conservateur de Chicoutimi–Le Fjord, Richard Martel, qui siège au comité, accueille favorablement la proposition de Domtar. Il affirme être ouvert à entendre une autre personne que le propriétaire si cela permet d’obtenir des informations claires, complètes et fiables sur l’avenir de l’usine de Kénogami.
Du côté du Bloc Québécois, le ton est plus réservé. Le député de Jonquière, Mario Simard, se dit déçu de la demande de Domtar. Il soutient avoir indiqué à des représentants de l’entreprise que la présence de M. Wijaya était, selon lui, dans l’intérêt du comité, et il compte réitérer formellement l’invitation. Néanmoins, il ne ferme pas la porte à des négociations selon l’évolution des discussions avec Domtar.
L’élu souligne toutefois qu’une deuxième étape procédurale pourrait être envisagée par le comité. Celle-ci forcerait alors Jackson Wijaya à témoigner devant les élus s’il venait à se présenter au Canada.