Actualités

Temps de lecture : 1 min 18 s

Loi constitutionnelle

Les municipalités du Québec réclament une reconnaissance dans la Constitution québécoise

Émile Boudreau
Le 10 décembre 2025 — Modifié à 10 h 52 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Le 9 décembre 2025, le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Guillaume Tremblay, a présenté plusieurs recommandations lors de l’étude du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec.

L’UMQ a profité de son passage en commission parlementaire pour réaffirmer le rôle de gouvernement de proximité joué par les municipalités ainsi que leur légitimité démocratique. Ce faisant, l’organisation réclame qu’un statut particulier soit inscrit dans la Constitution afin de garantir leur autonomie.

« Les municipalités sont des instances démocratiques de proximité, élues par la population. Elles jouent un rôle fondamental dans la vie publique. Les reconnaître dans la Constitution représenterait une grande avancée dans un projet qui se veut porteur d’avenir. », a déclaré Guillaume Tremblay.

Des inquiétudes face à certaines dispositions

Si l’UMQ voit dans cette initiative une occasion d’inscrire les institutions municipales dans la Constitution du Québec, elle exprime toutefois certaines préoccupations concernant plusieurs dispositions de la Loi sur l’autonomie constitutionnelle du Québec proposée par le projet de loi.

Elle juge inacceptable le fait de considérer les municipalités comme de simples organismes publics malgré leur statut de gouvernement démocratique ainsi que les restrictions apportées à leur capacité d’agir, notamment dans leurs relations avec le gouvernement fédéral.

De plus, L’UMQ s’inquiète de la potentielle interdiction de l’utilisation de fonds publics pour contester la validité ou l’applicabilité de dispositions protégées par le Parlement du Québec. Selon elle, la possibilité pour un ordre de gouvernement de contester une loi d’un autre ordre de gouvernement ne devrait en aucun cas être restreinte.

« Les municipalités québécoises doivent voir leur légitimité démocratique reconnue dans la Constitution du Québec. Leur statut de gouvernement distinct du gouvernement du Québec signifie que la Loi sur l’autonomie constitutionnelle du Québec ne devrait pas s’appliquer à elles. Elles représentent et défendent les intérêts des régions du Québec dans la Fédération canadienne. Limiter leur action, c’est affaiblir le Québec. », a conclu Guillaume Tremblay.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 22 mai 2026

À l’image du Parti Québécois, l’Alberta parle d’indépendance

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, s’est adressée à ses citoyens jeudi, lors de ce qu’on peut qualifier de “Discours à la Nation”.  Les résidents seront appelés à se prononcer sur leur statut de province en octobre prochain, alors qu’il est question d’indépendance. Un référendum est donc envisagé. C’est précisément le 19 octobre ...

Publié le 22 mai 2026

Québec accorde 2,2 M$ à neuf projets régionaux

Le ministre délégué aux Régions, Mathieu Lévesque, était de passage aujourd’hui au Saguenay–Lac-Saint-Jean afin d’annoncer un soutien de 2,2 M$ à neuf projets structurants d’ici. L’aide versée provient du Fonds régions et ruralité (FRR) et permettra de renforcer l’économie régionale, de soutenir la mobilité et le tourisme, ainsi que de favoriser une ...

Publié le 22 mai 2026

La prudence est de mise, prévient le Bureau de la concurrence

À l’approche d’un été qui s’annonce chargé en spectacles et grands rassemblements, les consommateurs sont invités à redoubler de vigilance au moment d’acheter leurs billets. Entre concerts, festivals populaires et événements sportifs majeurs, comme la Coupe du monde de la FIFA 2026, l’engouement est déjà bien présent, mais il s’accompagne aussi ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES