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Économie

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Saison du bleuet

Les Producteurs de bleuets sauvages du Québec dressent un bilan positif

Émile Boudreau
Le 14 novembre 2025 — Modifié à 12 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Selon les Producteurs de bleuets sauvages du Québec, les producteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont eu relativement une bonne saison cette année.

Sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, 85 millions de livres de bleuets ont été récoltés, ce qui représente près de 90% de la production québécoise. À l’échelle de la province, la récolte s’élève à 94,5 millions de livres, dépassant la moyenne des cinq dernières années, établie à 91 millions.

La saison n’a toutefois pas été sans défis. Plusieurs événements sectoriels, incluant la météo fluctuante, on eut un impact sur la production, mais rien d’insurmontable pour les producteurs de la région d’après Laurie Godin, directrice générale pour les Producteurs de bleuets sauvages du Québec.

« La météo a été spéciale cette année avec beaucoup de pluie en début de saison suivis par des épisodes de sécheresse. », explique-t-elle.

Si le Saguenay–Lac-Saint-Jean s’en est quand même bien sorti, notamment en raison de son positionnement géographique, la situation a toutefois été beaucoup plus difficile ailleurs.

« Dans les autres régions productrices, les Maritimes et le Maine, ça a été catastrophique comme récolte. », précise Laurie Godin en ajoutant que la performance du Québec pourrait avoir un impact positif sur le marché.  

« À court terme, on peut s'attendre à des bons prix dans la prochaine année », affirme-t-elle.

Un processus de transformation rapide et local

La transformation du bleuet sauvage commence dès sa récolte, qui s’étend du début du mois d’août jusqu’au début du mois de septembre. Puis, dans les heures qui suivent, les fruits sont acheminés vers des tunnels de congélation de haute qualité, où ils sont congelés pour préserver leur fraîcheur. Une fois cette étape complétée, les bleuets sont entreposés avant d’être écoulés sur les marchés par les acheteurs.

« Essentiellement, pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à l’intérieur d’un mois il faut que le bleuet soit rentré dans des centres de congélation. C'est sûr que c'est un défi », explique Laurie Godin.

D’après elle, cette méthode permet de garantir une disponibilité à l’année des bleuets tout en conservant leurs propriétés gustatives sans compromettre leurs qualités.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean joue un rôle central dans cette chaîne de transformation. Parmi les quatre grands transformateurs de bleuets au Québec, trois sont situés dans la région.

Une production complémentaire au bleuet sauvage

Bien que la majorité de la production repose sur le bleuet sauvage, récolté en grande quantité sur une courte période de quatre semaines, certaines entreprises agrotouristiques et des fermes d’autocueillette cultivent le bleuet en corymbe.

Aussi appelé bleuet géant, ces fruits sont de 3 à 5 fois plus gros que les bleuets sauvages et sont destinés principalement au marché frais.

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