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La Pépinière de Normandin aura toujours sa raison d’être

Denis Hudon
Le 27 mars 2023 — Modifié à 19 h 10 min
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Un demi-siècle passé au sein d’une même entreprise, on est inévitablement un observateur privilégié et Fernand Dallaire a vu les transformations et les grands changements se produire au fil du temps à la Pépinière. Selon lui, il ne fait aucun doute que cette institution presque centenaire a un bel avenir devant elle.

Il a été témoin des changements de méthodes et de types de cultures, des façons de produire, de la méthode manuelle à l’automatisation et plus récemment de toute les nouvelles technologies informatiques.

À son arrivée en 1972, les plants étaient ensemencés à la pépinière jusqu’en 1984 où la production en récipients a pris le relais.

« C’est la norme aujourd’hui encore. Sur une moyenne de 130 millions de plants produits annuellement au Québec, tant dans les 19 pépinières publiques que privées, c’est à 90 % de la culture en récipients et le reste, c’est une culture de plants à racines nues ».

Si Fernand Dallaire est officiellement à la retraite depuis la semaine dernière, celui-ci a tout de même accepté de revenir à la pépinière l’été prochain, à raison de deux jours par semaine, pour des projets sur le point d’aboutir.

Selon lui, la Pépinière de Normandin est là pour rester et il lui prédit un bel avenir.

« Elle est là pour longtemps encore. Quand je regarde tout ce qu’on a traversé au fil des ans, la pépinière a su chaque fois s’adapter et se renouveler. Sa situation géographique, au cœur d’une grande région forestière est un atout pour la région. On aura toujours besoin de reboiser, d’améliorer nos méthodes, de maximiser le potentiel forestier. L’avenir est prometteur. Il y a de beaux projets encore », lance sans hésitation Fernand Dallaire.

Normandin fait partie des six pépinières publiques au Québec.

Une nouvelle vie

La décision de Fernand Dallaire de prendre sa retraite a été bien réfléchie. C’est certain dit-il que ses compagnes et compagnons de travail vont lui manquer.

« Ça va faire bizarre de ne plus me lever le matin pour aller au travail. J’aimais ça et j’étais toujours content de rentrer à la pépinière. Je vais devoir me discipliner en tant que nouveau retraité. Ça va demander nécessairement un temps d’adaptation » lance-t-il.

Il n’est pas inquiet pour autant. Il va pouvoir prendre du temps pour tout ce qu’il n’a pas eu le temps de faire. Comme aller dans le bois sans avoir à penser à revenir en ville pour reprendre le boulot.

« Je veux me remettre à faire du sport. Du vélo, de la marche, de la course. Je veux profiter davantage de la vie familiale. Je vais pouvoir aller voir plus souvent mon garçon et mon petit-fils qui va avoir bientôt 3 ans. Non, je n’ai pas peur de m’ennuyer », assure-t-il.

Pour souligner son départ, des collègues de travail lui organisaient un souper la semaine dernière dans un resto de Normandin.

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