Un mouvement citoyen contre les coupes forestières du secteur Racine-Vauvert

Photo de Serge Tremblay
Par Serge Tremblay
Un mouvement citoyen contre les coupes forestières du secteur Racine-Vauvert
Des coupes forestières qui dérangent dans le secteur Vauvert. (Photo : courtoisie)

Les coupes forestières pratiquées par la MRC de Maria-Chapdelaine dans le secteur Racine-Vauvert dérangent de plus en plus. Un mouvement citoyen pour la préservation de cette forêt s’est mis en branle pour sauvegarder ce secteur à haut potentiel récréotouristique.

Marie-Claude Brassard, une résidente du secteur, a initié ce mouvement et lancé une pétition qui, au moment d’écrire ces lignes, avait récolté plus de 9 000 signatures.

« On ne demande pas un moratoire, ç’a déjà été demandé et une fois que le moratoire est terminé, les coupes reprennent. Ce que l’on demande, c’est une protection permanente et définitive de ce territoire forestier », souligne-t-elle.

Le secteur concerné, situé en terres publiques intramunicipales (TPI), comprend une vingtaine de kilomètres de sentiers aménagés par les bénévoles de la Corporation d’aménagement intégré Racine-Vauvert (CAIRV). Ces sentiers sont utilisés pour la marche et la pratique d’activités hivernales comme le ski de fond et la raquette.

L’endroit fait aussi partie du Parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean et dispose d’un potentiel de développement récréotouristique élevé.

Or, malgré les paysages marqués par une forêt mature et les infrastructures développées par les bénévoles, la MRC de Maria-Chapdelaine y pratique des coupes forestières dans un périmètre situé à proximité des sentiers et qui sont facilement visibles pour les usagers.

« Je comprends très bien que la forêt est une ressource extraordinaire, mais il n’y a pas que l’argent qui pousse dans les arbres. Cultiver la forêt, c’est aussi en être fier et bien vouloir laisser la communauté profiter d’une forêt ancestrale sans que l’on tombe dans des secteurs de coupes et sur des roules de bois pendant que l’on parcourt les sentiers », fait valoir Marie-Claude Brassard.

CAIRV

De son côté, le président de la CAIRV, Bruno Pelchat, n’en est pas à ses premières luttes avec la MRC afin d’assurer à ce secteur une protection plus solide vis-à-vis les coupes forestières.

« Ça fait 10 ans que je suis là et avant moi, il y a eu Jacques Turcotte et Maurice Morissette qui ont travaillé fort sur ce dossier. Force est de constater que depuis tout ce temps, on n’a pas avancé du tout pour préserver ce territoire. Il y a une table que nous appelons le Comité TPI et il n’y a à cette table aucun autre intérêt que les coupes forestières, malheureusement », déplore-t-il.

Toutes ces années à tenter de faire avancer ce dossier usent les bénévoles, concède Bruno Pelchat. L’arrivée d’un mouvement citoyen en appui à ces démarches constitue pour l’équipe de la CAIRV une bonne nouvelle.

« Pour nous à la CAIRV, ce mouvement citoyen est une bouffée d’air frais et ça fait du bien. »

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